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La radio publique suédoise quitte Twitter

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

La radio publique suédoise quitte Twitter

Sveriges Radio, qui est active sur Twitter depuis 2009, a également souligné dans sa décision les «récentes turbulences» autour des activités de Twitter. (Photo: La Presse Canadienne)

Helsinki — La radio publique suédoise a déclaré mardi qu’elle cesserait d’être active sur Twitter.

Mais Sveriges Radio n’a pas blâmé les nouvelles étiquettes que la plateforme de médias sociaux d’Elon Musk a imposées récemment à des diffuseurs publics, ce qui a conduit certains grands médias nord-américains à claquer la porte.

Sveriges Radio a plutôt déclaré sur son blogue que Twitter avait perdu sa pertinence pour le public suédois.

La radio publique nationale américaine (NPR) et le diffuseur public CBC/Radio-Canada avaient dénoncé la nouvelle politique de Twitter consistant à les qualifier de «médias financés par le gouvernement», affirmant que cette étiquette minait leur crédibilité en tant que média indépendant.

Christian Gillinger, responsable des activités de médias sociaux du diffuseur public suédois Sveriges Radio, a cité une étude récente montrant que seulement 7% des Suédois allaient quotidiennement sur Twitter.

Il a expliqué que cette plateforme «avait simplement changé au fil des ans» et qu’elle était «devenue moins importante» pour Sveriges Radio.

«Le public a simplement choisi d’autres endroits. Alors Sveriges Radio choisit maintenant de désactiver ou de supprimer les derniers comptes restants», a expliqué M. Gillinger.

Le service d’information du radiodiffuseur, SR Ekot, qui a lui aussi été étiqueté «média financé par l’État», restera sur Twitter, mais a été marqué comme inactif.

Sveriges Radio, qui est active sur Twitter depuis 2009, a également souligné dans sa décision les «récentes turbulences» autour des activités de Twitter. Elle trouve notamment inquiétant que la plate-forme de médias sociaux ait réduit ses effectifs «de manière spectaculaire» récemment.

«Nous pensons que cela pourrait à long terme affecter la capacité de l’entreprise à gérer, par exemple, les faux comptes, les bots et la désinformation, mais aussi les messages de haine et les menaces», a expliqué M. Gillinger.

Les nouvelles étiquettes des radiodiffuseurs publics ont déclenché une nouvelle bataille entre les journalistes et Elon Musk. Le milliardaire a longtemps exprimé son mépris pour les journalistes professionnels et il a déclaré qu’il voulait élever les opinions et l’expertise du «citoyen moyen».