Deux trucs pour devenir un super gestionnaire en période de crise

Publié le 15/02/2023 à 07:30

Deux trucs pour devenir un super gestionnaire en période de crise

Publié le 15/02/2023 à 07:30

Par Catherine Charron

Un indice: ça ne se fait pas en un claquement de doigts. (Photo: 123RF)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l’on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. La clé pour bien épauler vos employés et leurs différents besoins en période d’incertitude, c’est en vous attelant à la tâche bien avant les premiers signaux inquiétants.

C’est ce que concluent l’étudiante au doctorat à la Claremont Graduate University, Kristine W. Powers, et la directrice du programme de gestion des ressources humaines de l’institution, Jessica B. B. Diaz dans les pages du MIT Sloan Review.

Ces dernières ont demandé à 287 travailleurs de différentes organisations et industries quel genre de gestes leur patron pourrait poser afin de réduire leur sentiment d’incertitude qui a bondi depuis le début de la pandémie. Elles ont ensuite pu agréger en cinq grandes catégories les près de 400 suggestions récoltées entre mars et octobre 2020.

 

Les cinq besoins types

La transmission d’informations figure au sommet de la liste. Pour répondre à ce besoin, un leader peut notamment indiquer si des coupes de postes sont possibles, ou préciser quels sont les objectifs de l’équipe et les attentes à l’égard de la performance de chaque travailleur.

Les personnes sondées sont aussi à la recherche de soutien. L'empathie ou des assurances béton peuvent en partie l'apaiser. Un dirigeant peut même redonner un sentiment de contrôle à ses coéquipiers en les faisant participer à des prises de décisions importantes pour l’entreprise, par exemple.

La communication doit être fluide, que ce soit grâce à des canaux d’échanges efficaces ou des rendez-vous fréquents pour tenir informer ses employés des plus récents développements.

Des répondants ont indiqué avoir des attentes à l’égard du style de leadership de leur dirigeant, qui doit faire preuve de transparence, d’optimisme ou de professionnalisme.

Certains espèrent même que leur organisation leur accorde les ressources supplémentaires - au sens large - pour s’en tirer, comme de la flexibilité ou un coup de pouce financier.

Cependant, tous ne croient pas à ce que leur patron ait un rôle différent à jouer pour les aider à naviguer à travers les périodes d’incertitude, doit-on préciser.

 

Deux tactiques gagnantes

Ces tactiques ont certes leurs avantages, mais elles perdent en efficacité lorsque déployées mur à mur, indiquent Kristine W. Powers et Jessica B. B. Diaz.

En effet, on ne peut adopter qu’une seule formule pour épauler chaque employé, puisque leurs besoins diffèrent d’un individu à l’autre. Certains peuvent même être incompatibles, soulignent-elles.

Afin de se dépatouiller dans un tel contexte, un leader avisé appliquera deux approches. D’une part, il devra connaître les inquiétudes de chaque collègue, ce qui lui permettra de s’adapter.

Pour ce faire, un petit moment peut être dédié lors de réunion hebdomadaire à «discuter du besoin et de sa cause profonde avec leur employé afin de générer une solution collaborative et individualisée», écrivent-elles.

De l’autre, il bâtira un climat de confiance pour réduire la déception de son salarié s’il ne parvient pas à apaiser toutes ses craintes.

Le gestionnaire devra être équitable, en traitant notamment ses employés de façon respectueuse et en s’assurant de trouver des moments pour prendre soin de leur bien-être. Ça peut être aussi simple que de réellement prêter attention aux défis qu’ils rencontrent.

Or, un climat de confiance ne se crée pas en un claquement de doigts, rappellent les chercheuses. C’est un travail de longue haleine qui doit être entamé bien avant qu’une crise ne se déclare. D’où l’importance de commencer dès aujourd’hui à adapter vos pratiques de gestion, afin d’être paré à toute éventualité si la récession frappe plus fort qu’escompté.

 

 

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