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Les qualités recherchées en repreneuriat

Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ)|16 mars 2022

Avez-vous ce qu’il faut pour vous lancer en affaires et reprendre une entreprise ?

Selon le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ), le repreneuriat, soit la reprise ou le rachat d’une entreprise par une ou plusieurs personnes, gagnerait à être valorisé. Il en va de la santé économique du Québec : près des deux tiers des sociétés à vendre n’ont pas de relève et sont menacés de disparaître.

« Il y a une vision de l’entrepreneuriat qu’on a trop idéalisée au Québec, explique Pierre Graff, président-directeur général du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ). On croit à tort que c’est principalement des startups technos. On a oublié qu’il y avait d’autres manières d’entreprendre. »

Mais encore faut-il avoir les qualités et compétences nécessaires pour reprendre les rênes d’une entreprise. Dans le cadre de Mouvement Repreneuriat, qui est organisé par le RJCCQ, présenté par Desjardins en partenariat avec la Ville de Montréal, des activités de formation seront données pendant les mois de mars et d’avril par les spécialistes de Raymond Chabot Grant Thornton, afin d’identifier et d’outiller les futurs repreneurs et repreneuses.

La firme de services-conseils, qui est partenaire associé de l’événement, accompagne déjà les entreprises pendant les processus de transfert et utilise des tests psychométriques auprès des personnes repreneuses, afin de mieux les accompagner.

Le profil d’un bon repreneur

Pour mener à bien un projet de repreneuriat, il est avant tout nécessaire d’être en mesure de déléguer, de communiquer, de se fixer des objectifs et d’être autonome, selon Clara Demers, directrice principale, Groupe conseil en Transformation des affaires chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Parmi les qualités essentielles, viennent ensuite l’ouverture d’esprit, la perspicacité en affaires et la résolution de problèmes qui peuvent se développer avec de l’accompagnement. Finalement, les repreneurs et les repreneuses doivent être capables de tolérer le stress et de mobiliser leur équipe.

Patience et communication

Pour Pierre Graff, la patience est également une vertu essentielle pendant le transfert d’une entreprise. « Au Québec, il y a beaucoup de reprises qui échouent. Il y a des torts des deux côtés, mais il faut que le repreneur comprenne que c’est un processus qui peut prendre du temps. Il faut accepter de faire ses classes. »

Une bonne communication, appuyée sur une planification solide, est aussi un gage de succès. « Nous mettons en place des comités de relève pour assurer un suivi pendant la transition, poursuit Clara Demers. Certains cédants peuvent éprouver de la difficulté à partir. Un plan de transition clair permet de réaliser le transfert selon le rythme entendu. »

Tendances et pistes de solution

Clara Demers remarque également une tendance chez les jeunes gens d’affaires, surtout dans les reprises familiales : ils ne veulent pas sacrifier leur vie personnelle comme l’ont fait leurs parents.

« Or, se lancer en affaires est une source de stress. On ne leur apprend rien sur ce plan, explique Clara Demers. Notre conseil : savoir bien s’entourer et déléguer. On voit d’ailleurs de plus en plus de repreneurs qui se regroupent. »

Le repreneuriat collectif présente d’ailleurs plusieurs avantages. Pierre Graff souligne la diminution des risques qu’assument les personnes reprenantes, tandis que Clara Demers évoque la répartition des responsabilités effectuée selon les forces de chacun.

« Reprendre, c’est entreprendre. Ce n’est pas un frein à la créativité et à l’innovation », insiste Pierre Graff.

Depuis plus de 30 ans, le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) soutient un réseau d’une quarantaine de jeunes chambres de commerce et d’ailes jeunesse à travers le Québec, représentant plus de 10 000 jeunes professionnels, cadres, travailleurs autonomes et entrepreneurs âgés de 18 à 40 ans. En plus d’avoir une grande étendue géographique, il compte parmi ses rangs 12 organisations issues de communautés culturelles.