L'achat local est-il en danger?

Publié le 26/11/2019 à 11:58

L'achat local est-il en danger?

Publié le 26/11/2019 à 11:58

Le Centre Eaton, à Montréal.

(Photo: 123RF)

BLOGUE INVITÉ. À l’approche du temps des Fêtes et de la folie de la [sur]consommation du fameux Black Friday (qui arrive dans quelques jours), j’ai toujours une pensée pour les milliers d’entrepreneurs du Québec qui travaillent d’arrache-pied tout au long de l’année afin de pouvoir offrir aux consommateurs d’ici des produits d’ici! 

C’est en discutant avec Cloé, notre responsable du développement des communautés, que m’est venue l’idée d’aborder le sujet de l’achat local dans ma chronique. Depuis quelques années, l’économie du Québec roule à toute vitesse, ce qui devrait nous faire croire que les entrepreneurs d’ici en sortent grands gagnants. Bien que ce soit en partie vrai, un nuage d’incertitude plane au-dessus de l’achat local.

Le réflexe de consommer des produits locaux, pour la majorité d’entre nous, n’est malheureusement jamais acquis. Malgré une offre de plus en plus grande et facilement accessible de produits d’ici, je m’explique mal pourquoi le consommateur choisit encore d’acheter ailleurs. 

Car le terme choisir est parfait dans ce cas. Le consommateur n’est pas obligé d’acheter tel ou tel produit, il choisit de le faire. Alors pourquoi choisit-il d’encourager une entreprise chinoise, portugaise ou allemande plutôt qu’un entrepreneur de Shawinigan, de Baie-Comeau ou de Longueuil? 

Pendant longtemps, la qualité et le prix étaient les arguments principaux qui jouaient contre l'achat de produits du Québec. Ceux-ci ne tiennent plus la route. Jamais, dans l’histoire du Québec, a-t-on eu une offre aussi qualitative et à prix compétitif qu’aujourd’hui.

Bières, savons, skis, manteaux, lunettes, chaussures, fromages, et j’en passe. Les entrepreneurs Québécois produisent presque tout ce dont on a besoin au quotidien, il n’y a absolument aucune raison pour nous de ne pas les encourager!

Je le concède, la distribution reste un immense défi. Certains produits sont difficiles à trouver et on ne peut pas demander au consommateur de faire 5 endroits différents pour finalement l’acheter. Cette réalité démontre que ce n’est pas juste au client, mais aussi au détaillant de faire un effort supplémentaire afin d’avoir une plus grande sélection de produits d’ici.

Il est important de noter qu’il y a eu, ces dernières années, des pas de géants faits dans la bonne direction. Cependant, avec la «menace» des nouveaux modèles d’affaires telle la livraison en 24h qu’offre Amazon, il faudra être rapide et innovateur afin de ne pas se faire littéralement avaler par les géants du web. 

Ceux qui me connaissent savent à quel point l’achat local et la promotion des entrepreneurs d’ici me tiennent à cœur. Acheter est beaucoup plus qu’un simple geste financier, c’est un vote de confiance. Acheter, c’est beaucoup plus important que l’on pense. Acheter, c’est voter. Je répète en permanence qu’acheter un produit d’ici est un investissement, acheter un produit d’ailleurs est une dépense. 

Dans les prochaines semaines, des millions d’entre nous vont acheter des cadeaux pour nos proches. Le plus beau cadeau que l’on peut leur faire est d’acheter un produit d’ici. Non seulement c’est un cadeau pour eux, c’est aussi un cadeau pour nous!

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois