Les dirigeants méritent-ils leur salaire?

Publié le 25/10/2011 à 12:44, mis à jour le 25/10/2011 à 13:11

Les dirigeants méritent-ils leur salaire?

Publié le 25/10/2011 à 12:44, mis à jour le 25/10/2011 à 13:11

On doit garder à l'esprit qu'on n'arrivera jamais à forcer ou inciter les sociétés à imiter Berkshire Hathaway à 100%. Cette dernière s'avère une exception : salaire ridicule pour M. Buffett, peu d'émissions d'actions et pas d'options octroyées aux dirigeants.

Voici une solution que nous préconiserions, mais qui, nous le savons bien, ne sera jamais mise en place. Il s'agit de limiter la rémunération en fonction du pourcentage des actions détenu par le dirigeant. Par exemple, un dirigeant détenant 50% des actions de son entreprise devrait être mieux rémunéré qu'un autre dont l'actionnariat ne dépasse pas les 1%.

Bien sûr, la taille totale de l'entreprise constituera toujours un facteur à considérer. Avec une toute petite société comme Jewett-Cameron, il s'avère impossible d'offrir une rémunération de 5M$ par an. La valeur totale de l'entreprise n'atteint que les 17M$! Cependant, pour une grande société dont un dirigeant possède 1% par rapport à un autre qui en possède 10%, une importante différence devrait exister, ce qui inciterait constamment l'acquisition de plus en plus d'actions de l'entreprise afin de pouvoir s'octroyer un salaire plus élevé.

Évidemment, pour une société comme JP Morgan, dont la valeur boursière affiche 134G$, accumuler 10% des actions s'avère une tâche presque impossible. Néanmoins, n'est-ce pas le but recherché? Ne cherche-t-on pas à rendre la rémunération à un niveau raisonnable? Si un dirigeant souhaite gagner un énorme salaire, il devra accumuler pendant longtemps! Ainsi, en plaçant hors d'atteinte ces gros salaires, on évite d'attirer des futurs dirigeants qui seront principalement intéressés par la haute rémunération.

Blogues similaires

Encore trop tôt pour sauter dans l’arène

Édition du 14 Juin 2023 | Dominique Beauchamp

ANALYSE. Les banques canadiennes pourraient rester sur le banc des pénalités quelque temps encore.

Nvidia et CAE: des titres qui vont dans des directions opposées

BALADO. Nvidia a su satisfaire ses admirateurs cette semaine, ce qui n'a pas été le cas pour CAE, raconte Luc Girard.