Élections Québec 2012: Pour un cadre financier responsable

Publié le 27/08/2012 à 07:57, mis à jour le 27/08/2012 à 10:44

Élections Québec 2012: Pour un cadre financier responsable

Publié le 27/08/2012 à 07:57, mis à jour le 27/08/2012 à 10:44

Gouverner c’est choisir. Gouverner, c’est décider. Gouverner, c’est aussi dire les vraies choses. C’est ce que nous faisons et avons toujours fait. Nous proposons ainsi un cadre financier ambitieux, mais équilibré, qui correspond aux priorités des Québécois. Le tout, dans le respect de nos moyens.


L’économie, c’est la grande force historique du Parti libéral du Québec. De génération en génération, notre formation politique a toujours su ouvrir de nouvelles voies d’avenir pour incarner l’ambition des Québécois et assurer le développement économique de notre nation.


Ainsi, depuis 2003, nous avons créé près de 400 000 emplois. Il n’y a jamais eu autant de Québécois au travail.


À 7,8 % en 2011, le taux de chômage du Québec est maintenant comparable à celui de l’Ontario et du Canada et est inférieur à celui des États-Unis, une première en plus de 30 ans.


Le taux de chômage a été plus faible sous un gouvernement libéral en période de crise économique que sous un gouvernement péquiste en période de croissance. C’est tout dire.


Nous avons un objectif ambitieux pour le Québec, celui de créer 250 000 nouveaux emplois au cours des 5 prochaines années et d’abaisser d’ici 2017 le taux de chômage à 6 %.


Nous y arriverons en déployant le Plan Nord, en développant notre économie du savoir, en assurant un financement adéquat à nos universités, en favorisant l’innovation dans nos entreprises et en encourageant l’exportation.


Nous mettrons à contribution tous les secteurs économiques et tous nos leviers de développement pour mener cette offensive majeure en faveur de l’emploi. Et nous affirmerons notre leadership dans la promotion d’une économie durable, respectueuse de l’environnement.


Notre cadre financier s’inscrit en droite ligne avec le Plan de retour à l’équilibre budgétaire pour 2013-2014. Il est entièrement basé sur les prévisions du budget 2012-2013 du gouvernement du Québec.


Notre cadre financier ne commence pas par « Il était une fois ». Ce n’est pas une histoire. Ce n’est pas une fiction. C’est la réalité. Tout simplement. Il n’y a donc pas d’arc-en-ciel ou de caverne où s’accumulent des dollars imaginaires.


Le cadre financier présenté dans les budgets du Québec prend toujours en compte une « marge de manœuvre pour de nouvelles initiatives ». L’impact annuel à terme de cette marge de manœuvre est de plus de 300 millions de dollars dans les deux derniers budgets. L’effet cumulatif au bout de cinq ans est donc de 1,5 milliard de dollars.


Nos engagements électoraux totalisent 1,073 milliard de dollars, à terme, pour une pleine année. Nous y ajoutons 150 millions de dollars en redevances minières que nous nous engageons à verser au Fonds des générations pour rembourser la dette. Nous réaliserons graduellement nos engagements sur les cinq années de notre mandat au rythme d’environ 245 millions de dollars par année. Cette somme se situe à l’intérieur de la marge de manœuvre du gouvernement.


Cette gestion équilibrée et responsable permettra de dégager les sommes nécessaires au maintien de l’équilibre budgétaire tout en assurant le financement des mesures proposées dans notre plateforme électorale.


Les ministères et organismes ainsi que les sociétés d’État devront poursuivre le resserrement de leurs dépenses. Les nouvelles initiatives seront limitées et la pertinence des programmes sera régulièrement évaluée.


Notre Plan de retour à l’équilibre budgétaire a permis d’instaurer un contrôle durable des dépenses publiques.


Nous avons réussi à ralentir considérablement la croissance de nos dépenses de programmes. Celles-ci sont en effet passées d’un rythme de 5,6 % entre 2006-2007 et 2009-2010 à seulement 2,2 % de 2010-2011 à 2013-2014. Et pour maintenir l’équilibre budgétaire, la croissance des dépenses de programmes sera limitée à 2,0 % en 2014-2015.


Les grandes agences de notation (Moody’s, Standard & Poors, DBRS, Fitch, Japan Credit Rating) ont reconnu la crédibilité de notre plan et notre détermination à le mettre en œuvre. Il s’agit d’une performance remarquable dans un contexte économique mondial très difficile.


Nous avons également le souci de l’équité intergénérationnelle. Nous voulons réduire le poids de la dette pour les générations à venir.


Cette mesure s’ajoute à l’objectif de réduction de la dette que nous avons annoncé en 2010, soit de faire passer la dette brute du Québec, qui atteint actuellement 55 % du PIB, à 45 % à l’horizon de 2026. En 2018, nous dégagerons un surplus de 3 milliards de dollars, lequel sera entièrement versé au Fonds des générations.


Nous poursuivrons donc notre gestion responsable des dépenses publiques avec une stricte discipline budgétaire, tout en protégeant les services aux citoyens.


C’est en développant notre économie que nous pourrons réduire le poids de notre dette et investir dans les missions essentielles de l’État que sont la santé, l’éducation et la famille.


Nous atteindrons l’équilibre budgétaire en mars prochain. Nous avons une équipe économique solide. Nous sommes le gouvernement de l’économie. Nous développons le Québec. Nous aimons le Québec.

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