Le clan québécois

Offert par Les Affaires


Édition du 05 Juillet 2014

Le clan québécois

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Édition du 05 Juillet 2014

C'est l'été qui veut ça. Géraldine Martin, notre rédactrice en chef et éditrice adjointe, prend une courte pause. Elle vous reviendra, pertinente et bronzée, dans notre numéro du 19 juillet. D'ici là, elle m'a confié le grand privilège de passer un moment avec vous.


Et ce moment, j'aimerais le commencer avec les mots d'un autre. «Je suis parti comme un, je reviens un autre, un peu le même, un peu pas le même. Je reviens. Par en avant. Étourdi de tant de possible.»


C'est ainsi que Sylvain Carle décrivait, dans un billet de blogue échevelé, dans quel état d'esprit il quittait la Silicon Valley pour s'en venir bâtir à Montréal. Fini l'évangélisation des développeurs chez Twitter. Il sera désormais partie prenante du succès des entrepreneurs techno du Québec, à titre de directeur général de l'incubateur FounderFuel et d'associé du fonds Real Ventures.


Officiellement partie prenante. Car, en réalité, cela fait des années qu'il aide les geeks ambitieux à percer dans la Silicon Valley. «L'ambassadeur officieux du Québec dans la Valley», écrit notre journaliste Julien Brault dans sa manchette sur ces entrepreneurs créatifs qui, là-bas, se serrent les coudes pour faire fleurir de nouveaux lys dans la vallée des technologies de l'information.


Ils forment un réseau tissé serré, où la solidarité a des airs de famille avec celle qui soude le clan sicilien (toutes activités illicites mises à part, bien entendu). Et si on poussait l'analogie, Sylvain Carle en serait le parrain.


Besoin de rencontrer un capital-risqueur ? De trouver le bon local pour accueillir votre start-up ? Ou même d'un appartement ? Avec les bonnes relations, vous trouverez sur place un Québécois pour vous donner un coup de pouce. Sylvain Carle jouait ce rôle de réseauteur à merveille.


Il revient, donc, et ramène avec lui toute l'ambition qui anime la Silicon Valley. «Étourdi de tant de possible», ça en dit long. L'optimisme, le rythme fou, la culture d'excellence. Ça vaut le coup pour l'écosystème de start-ups québécois de laisser aller pour quelques années ses meilleurs éléments. Ils reviennent plus forts. C'est le cas d'Ian Jeffrey, qui a mis FounderFuel sur les rails après avoir passé plus de quatre ans dans des start-ups de la côte ouest. Le cas aussi de Christian Lavoie, qui a travaillé près de 6 ans chez Google et qui soutient maintenant les jeunes entreprises d'ici à titre de consultant. Ils sont encore quelques autres, mais pas des masses. Il faudra donc entretenir ce vivier californien pour que nous reviennent, aguerris et fougueux, d'autres Sylvain Carle.


Julie Cailliau
Directrice du contenu,
Groupe Les Affaires
julie.cailliau@tc.tc

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Julie Cailliau

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