Benjamin Ouanson: «La transition socioécologique est nécessaire»

Publié le 10/04/2024 à 15:00, mis à jour le 10/04/2024 à 15:10

Benjamin Ouanson: «La transition socioécologique est nécessaire»

Publié le 10/04/2024 à 15:00, mis à jour le 10/04/2024 à 15:10

Par lesaffaires.com

Benjamin Ouanson (Photo: courtoisie)

GÉNÉRATION D’IMPACT. Les Affaires vous présente les leaders de demain de la deuxième cohorte de Génération d’impact, un programme de formation d’intrapreneurs chapeauté par la Jeune Chambre de commerce de Montréal et Fondaction, avec l’accompagnement du Pôle IDEOS-HEC Montréal.

Présentation

Nom: Benjamin Ouanson
Fonction: Conseiller-formateur et coordonnateur de programme
Entreprise: École des entrepreneurs du Québec
Âge: 36 ans

 

Questions-réponses

Les Affaires: Quel est le défi que vous souhaitez relever dans le cadre de Génération d’impact?

Benjamin Ouanson: Le défi que je souhaite relever est d’intégrer des pratiques de développement durable au sein de l’École des entrepreneurs du Québec.

Cela prendra la forme d’un comité de gestion.

Ce comité sera composé de différents «pôles» traitant d’un enjeu du développement durable (marketing durable, événementiel écoresponsable, finance durable, EDI, etc.)

 

L.A.: Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir agir sur ce problème?

B.O.: La première raison est en lien avec mes valeurs et ma sensibilité aux défis du développement durable.

La seconde raison est ma volonté d’avoir une répercussion positive auprès de mon employeur, des entrepreneurs et des entrepreneuses, et de la société en général.

 

L.A.: Qu’est-ce que ça prend d’après vous pour être un bon intrapreneur?

B.O.: Selon moi, la clé d’un bon intrapreneur est avant tout un développement de son savoir-être.

Tout comme pour l’entrepreneur, l’intrapreneur doit avant tout bien se connaître. Connaître ses forces, ses faiblesses, ses limites, sa vision.

Cela demande également beaucoup de curiosité, d’écoute et d’empathie pour comprendre le besoin et identifier des occasions favorables.

La patience et la résilience font partie également des compétences clés, car souvent l’ensemble de l’organisation n’adhère pas forcément.

Enfin, une bonne communication va être importante pour faire adhérer au projet, car pour avoir une vraie répercussion, il est quasiment impossible de faire chemin seul. 


L.A.: D’après vous, quels sont les grands défis du monde des affaires du Québec inc.? Qu’est-ce qui doit demeurer sur leur radar?

B.O.: Le grand défi du monde des affaires va être d’opérer la nécessaire transition socioécologique.

La complexité de l’environnement à venir (rupture d’approvisionnement, cyberattaques, risques climatiques, pénurie de main-d’œuvre, IA…) va fortement bousculer les entreprises. Leur modèle d’affaire dans moins de dix ans devra être transformé ou du moins fortement modifié.

Les dirigeants devront sortir du business as usual pour évoluer dans ce monde d’incertitude… ou du moins préparer et/ou soutenir la relève a le faire.

 

L.A.: Si vous aviez une baguette magique, à quoi ressemblerait l’employeur idéal? Que ferait-il de différent de ce que vous observez sur le marché?

B.O.: Selon moi, l’employeur idéal serait une entreprise capable de créer de la richesse tout en respectant tout ou partie des objectifs de développement durable en impliquant l’ensemble de l’organisation et des parties prenantes.

Ce qu’il ferait de différent serait de favoriser l’émergence, notamment en interne, de solutions permettant justement de respecter ses objectifs de développement durable.

Une «entreprise apprenante» qui favorise l’innovation et la culture d’apprentissage.

 

 

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