Les coûts et l’échéancier du TGF entre Québec et Toronto ne seront pas connus en 2024

Publié le 20/02/2024 à 15:57, mis à jour le 20/02/2024 à 16:53

Les coûts et l’échéancier du TGF entre Québec et Toronto ne seront pas connus en 2024

Publié le 20/02/2024 à 15:57, mis à jour le 20/02/2024 à 16:53

Par La Presse Canadienne

Martin Imbleau, le président-directeur général de VIA TGF (Photo: La Presse Canadienne/Christinne Muschi)

Il faudra attendre encore plusieurs mois avant d’avoir une idée plus précise du coût et des échéanciers du projet de train à grande fréquence entre Québec et Toronto, prévient le président-directeur général de VIA TGF, Martin Imbleau, qui refuse de se commettre sur la question.

Trois consortiums doivent remettre leurs propositions cet été. VIA TGF, la filiale de VIA Rail responsable du projet, fera son choix cet automne. Le corridor ferroviaire de 1000 kilomètres devrait relier sept villes, dont Québec, Montréal, Ottawa et Toronto. 

Même à l’automne, il serait encore trop tôt pour se commettre sur l’échéancier ou les coûts du projet. «Dans les meilleurs délais, mais ça n'arrivera pas cet automne, répond Martin Imbleau en entrevue, mardi, en marge d'une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Ce qu'on va faire cet automne, c'est choisir le consortium et le niveau d'ingénierie ne sera jamais assez avancé.»

Une fois le consortium choisi, le projet entrera dans une phase de codéveloppement qui pourrait durer de trois à quatre ans, estime-t-il. «Donc, on va vraiment se donner le temps d'avancer. Ça va prendre encore un petit bout de temps [avant de connaître l’échéancier et les coûts]. Ce ne sera pas dans les premiers mois de la phase de codéveloppement, c'est certain», précise le dirigeant qui a pris la barre de VIA TGF en septembre après avoir dirigé l’Administration portuaire de Montréal (APM). 

Durant son allocution, Martin Imbleau a été questionné par le président de la Chambre, Michel Leblanc, sur les échéanciers et les coûts du projet. Il n’a pas voulu s’avancer. Il a fait de même lors d’une mêlée de presse avec les journalistes.

Martin Imbleau n’a pas bronché lorsque le chiffre de 100 milliards de dollars a été évoqué. Il n’a pas voulu déroger de son intention de ne pas donner une fourchette. «Aujourd'hui, ce serait imprudent comme représentant de la société d'État, alors que je ne le sais pas encore, défend Martin Imbleau en entrevue. Je n'aurai pas de chiffres.»

Un train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto pourrait coûter jusqu’à 80 milliards de dollars, selon les estimations de Transport Canada, ce qui a amené le gouvernement fédéral à privilégier le TGF.

Plusieurs questions restent ainsi en suspens. Sera-t-il possible d’entrer au centre-ville de Montréal ou faudra-t-il installer la gare ailleurs? Pourrait-il y avoir des liaisons express entre Montréal et Toronto sans passer par Ottawa?

Les trois consortiums devront présenter deux scénarios. Un scénario de base à 200 kilomètres/heure et un autre pour voir s’il serait possible d’aller plus vite sur certaines portions du tracé.

«Ça veut maintenant dire un service à 200 km/h et des propositions au-delà de ça, sans limite maximale, a déclaré le dirigeant au cours de son allocution. Le plus vite possible, dit autrement.» 

L’exécution de projet se déroulera sur plusieurs années. Des gouvernements de différentes allégeances politiques se succéderont probablement à Ottawa au cours de cette période.

Questionné par Michel Leblanc à ce sujet, Martin Imbleau a dit qu’il ne voyait pas les prochaines élections comme un moment déterminant pour le projet. «Ce n'est pas mon projet. Le projet va se réaliser s'il devient une priorité des communautés qu'il dessert. S'il devient une priorité des communautés, que l'on soit bleu, rouge, bleu pâle, orange, ce projet va se réaliser.»

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