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Immigration: Miller envisage de rétablir la ligne téléphonique

La Presse Canadienne|04 octobre 2023

Immigration: Miller envisage de rétablir la ligne téléphonique

Le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller (Photo: Sean Kilpatrick - La Presse Canadienne)

 

Immigration: Miller envisage de rétablir la ligne téléphonique pour les députés
Ottawa — Le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, envisage de rétablir la ligne téléphonique dédiée aux députés et à leur personnel qui tentent d’aider des immigrants de leur circonscription qui sont souvent désespérés.
«Là, visiblement, dans certaines situations, ça ne marche pas. Puis moi, je suis toujours ouvert à rouvrir la ligne téléphonique, mais il y a un système maintenant qui marche mieux pour certains députés que pour d’autres», a-t-il déclaré mercredi lors d’une mêlée de presse à son arrivée à la réunion du caucus libéral.
Le parcours du combattant que fait subir son ministère à ceux qui ont besoin de ses services et les difficultés des élus voulant leur venir en aide font la manchette depuis le début de la semaine.
Tour à tour, l’on apprenait que deux médecins des Laurentides — qui cumulaient 2700 patients — et un homme du Bas-Saint-Laurent étaient menacés d’expulsion pour des formalités administratives.
Durant ce temps, le Bloc québécois a multiplié les entrevues pour dénoncer que les députés n’ont même plus moyen d’utiliser la fameuse ligne téléphonique lorsque la situation le commande.
«Ce sont des fonctionnaires qui ne veulent pas nécessairement servir les politiciens parce qu’ils ont du travail», a affirmé le ministre Miller.
Il assure néanmoins que les élus «ont des contacts directs». D’ailleurs, lui même dit avoir «parfois de façon quotidienne (…) des contacts avec Alexis» Brunelle-Duceppe, le porte-parole bloquiste en matière d’immigration.
Et alors que les demandes d’aide pour des dossiers d’immigration se multiplient dans les bureaux de circonscription, des élus bloquistes ont mis des fonds en commun pour embaucher une personne qui sera responsable de gérer les cas complexes.
Or, la ligne téléphonique n’a pas été «abandonnée», insiste-t-il. Elle a plutôt été remplacée par un service où les députés et leur personnel peuvent prendre des rendez-vous téléphoniques d’une heure. De toute manière, a-t-il noté, la ligne téléphonique était «achalandée, (…) bloquée» si bien que «les gens n’arrivaient pas à (rejoindre) qui que ce soit».
Marc Miller, qui occupe ses nouvelles fonctions depuis le remaniement du milieu de l’été, a aussi indiqué qu’un processus de révision stratégique est en cours dans son ministère.
«On veut rectifier ce département qui n’est vraiment pas rentré dans le 21e siècle», a-t-il affirmé, notant que les problèmes dans l’administration de ce département, «c’est la même histoire» depuis 50 ans.
Entre-temps, M. Miller a dit se sentir comme «un pilote qui est en train de rénover un avion en plein vol et parfois il y a des déversements que le capitaine lui-même doit aller rectifier».
Par Michel Saba

 

Ottawa — Le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, envisage de rétablir la ligne téléphonique dédiée aux députés et à leur personnel qui tentent d’aider des immigrants de leur circonscription qui sont souvent désespérés.

«Là, visiblement, dans certaines situations, ça ne marche pas. Puis moi, je suis toujours ouvert à rouvrir la ligne téléphonique, mais il y a un système maintenant qui marche mieux pour certains députés que pour d’autres», a-t-il déclaré mercredi lors d’une mêlée de presse à son arrivée à la réunion du caucus libéral.

Le parcours du combattant que fait subir son ministère à ceux qui ont besoin de ses services et les difficultés des élus voulant leur venir en aide font la manchette depuis le début de la semaine.

Tour à tour, l’on apprenait que deux médecins des Laurentides — qui cumulaient 2700 patients — et un homme du Bas-Saint-Laurent étaient menacés d’expulsion pour des formalités administratives.

Durant ce temps, le Bloc québécois a multiplié les entrevues pour dénoncer que les députés n’ont même plus moyen d’utiliser la fameuse ligne téléphonique lorsque la situation le commande.

«Ce sont des fonctionnaires qui ne veulent pas nécessairement servir les politiciens parce qu’ils ont du travail», a affirmé le ministre Miller.

Il assure néanmoins que les élus «ont des contacts directs». D’ailleurs, lui même dit avoir «parfois de façon quotidienne (…) des contacts avec Alexis» Brunelle-Duceppe, le porte-parole bloquiste en matière d’immigration.

Et alors que les demandes d’aide pour des dossiers d’immigration se multiplient dans les bureaux de circonscription, des élus bloquistes ont mis des fonds en commun pour embaucher une personne qui sera responsable de gérer les cas complexes.

Or, la ligne téléphonique n’a pas été «abandonnée», insiste-t-il. Elle a plutôt été remplacée par un service où les députés et leur personnel peuvent prendre des rendez-vous téléphoniques d’une heure. De toute manière, a-t-il noté, la ligne téléphonique était «achalandée, (…) bloquée» si bien que «les gens n’arrivaient pas à (rejoindre) qui que ce soit».

Marc Miller, qui occupe ses nouvelles fonctions depuis le remaniement du milieu de l’été, a aussi indiqué qu’un processus de révision stratégique est en cours dans son ministère.

«On veut rectifier ce département qui n’est vraiment pas rentré dans le 21e siècle», a-t-il affirmé, notant que les problèmes dans l’administration de ce département, «c’est la même histoire» depuis 50 ans.

Entre-temps, M. Miller a dit se sentir comme «un pilote qui est en train de rénover un avion en plein vol et parfois il y a des déversements que le capitaine lui-même doit aller rectifier».

 

Par Michel Saba