L'ouverture à la subvention salariale fédérale applaudie par la communauté d'affaires

Publié le 30/03/2020 à 16:00

L'ouverture à la subvention salariale fédérale applaudie par la communauté d'affaires

Publié le 30/03/2020 à 16:00

Par Catherine Charron
Justin Trudeau, lors d'une allocution devant sa résidence

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau (Photo: Getty Images)

En ouvrant la subvention salariale aux entreprises de toute taille, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a permis à bon nombre de dirigeants canadiens de pousser un soupir de soulagement. C’est du moins ce que croient plusieurs groupes de soutien.

« La couverture à 75 % du salaire par le gouvernement, jusqu’à hauteur de 58 700 $ annuellement, est suffisamment généreuse pour aider à maintenir plusieurs emplois menacés », a affirmé dans un communiqué le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), cette mesure serait la meilleure « pour aider le Canada à se préparer à une reprise rapide», dès un retour à la normale.

La FCEI applaudit d’ailleurs le fait qu’il n’y ait pas de plafond par employeur pour faire appel à cette subvention.

À (re)lire: La subvention fédérale aux salaires ne se limitera pas aux PME

Rappelons que cette subvention salariale s’adresse aux entreprises qui pourront démontrer qu’elles ont subi une perte de revenu de plus de 30 %. En conférence de presse, Justin Trudeau a laissé savoir qu’un système de vérification sera instauré pour déterminer à qui ces sommes seront distribuées.

Manufacturiers et exportateurs Québec (MEQ) tient à souligner l’importance d’une procédure administrative simple afin d’obtenir à cette aide gouvernementale.

Cela permettra « de faciliter l’accès aux entreprises qui ont besoin de soutien dès maintenant », a indiqué la PDG de MEQ, Véronique Proulx, dans un communiqué.

La FCEI demeure toutefois attentive aux détails que doit encore préciser le gouvernement fédéral.

Michel Leblanc demande d’ailleurs au gouvernement de « clarifier l’application du critère de pertes de revenus de 30 % », et de faire preuve de « flexibilité ».

D’après lui, la perte de revenus pourra être difficile à évaluer « en temps réel » pour certaines entreprises.

La FCEI fait remarquer dans son communiqué que des dirigeants lui ont indiqué avoir en temps normal des marges bénéficiaires faibles. Ce faisant, de petites réductions de leurs ventes peuvent avoir un effet considérable sur leur personnel tandis que d’autres souffrent plutôt d’une hausse importante de leurs frais d’exploitation.

 


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