Zorah biocosmétiques inverse la tendance

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Octobre 2020

Zorah biocosmétiques inverse la tendance

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Octobre 2020

Par Siham Lebiad

L'équipe des ventes de Zorah biocosmétiques (Photo: courtoisie)

SPÉCIAL PME. Zorah biocosmétiques fabrique des produits de beauté naturels depuis 2006. L’entreprise montréalaise compte aujourd’hui 42 employés, dont 10 hommes, 32 femmes et une employée occasionnelle transgenre. 

Sa cofondatrice, Melissa Harvey, vient d’être nommée ambassadrice de Femmessor, un organisme d’accompagnement pour les PME détenues par les femmes. « À mon époque, nous n’avions pas accès à un tel soutien, déclare-t-elle. Avoir un associé masculin était presque un impératif, alors que maintenant, plusieurs programmes sont offerts pour aider les femmes qui veulent se lancer en affaires. » 

Elle ne cache pas que le démarrage de sa PME a été marqué par quelques embûches. « J’ai dû chercher des locaux, et aucun homme ne voulait louer à une femme ; il fallait absolument avoir un autre signataire au contrat. Avoir une marge de crédit était un tout autre défi. » 

Aujourd’hui, Melissa Harvey insiste sur les avantages d’avoir des femmes dans son équipe, et juge que l’un des leurs plus grands atouts est qu’elles ne sont pas gênées par le changement, en plus d’être innovatrices. 

« Je pense que les hommes n’osent pas avoir plus de femmes dans leurs entreprises parce qu’ils ont peur du changement, affirme-t-elle. C’est incompréhensible que cette réticence existe encore, alors que les femmes sont présentes dans toutes les sphères de la société au Québec. » 

Le copropriétaire et directeur général de Zorah biocosmétiques, Richard Morin, avoue avoir grandi dans un environnement féministe, ce qui le pousse à vouloir promouvoir la place des femmes en entrepreneuriat. 

« L’égalité des genres a toujours été pour moi une réalité, mais je me rendais compte que ce n’était pas le cas autour de moi, explique-t-il. Nous avons donc voulu bâtir une entreprise où le travail est valorisé en faisant abstraction du genre de la personne. Ce qu’on réalise aujourd’hui, c’est qu’un travail n’est optimal que lorsqu’il est fait par un groupe diversifié, gage d’une créativité vitale à notre domaine. Cette créativité ne peut venir que de la diversité et de la richesse d’opinions et d’idées inclusives. »

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