Les types de placements à privilégier pour la retraite

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Juin 2021

Les types de placements à privilégier pour la retraite

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Édition du 16 Juin 2021

Par Richard Cloutier
girouette

(Photo: 123RF)

RETRAITE. « L’épargne pour la retraite se compare à la construction d’une maison : la base est assurée par nos gouvernements, mais il faut penser à accumuler de l’épargne personnelle pour constituer les murs et le toit si on veut être à l’abri des intempéries », illustre l’organisme québécois de sensibilisation ÉducÉpargne. 

Pour y parvenir, il existe de nombreux types de placements, qui sont à revenu soit fixe, soit variable. Les premiers assurent des revenus d’intérêts dont les taux de rendement à l’échéance sont la plupart du temps connus à l’avance. Il s’agit donc d’une voie sécuritaire permettant de générer un revenu stable. Au nombre des placements à revenu fixe figurent notamment les obligations, les obligations d’épargne émises par un palier gouvernemental, les bons du Trésor et les certificats de placement garanti (CPG). 

À l’inverse, les titres ou placements à revenu variable — les actions ordinaires et privilégiées, les fonds communs de placement (FCP), les fonds négociés en Bourse (FNB) et les fonds distincts, par exemple — peuvent « notamment procurer des revenus de dividendes et des gains en capital, ou entraîner des pertes », indique ÉducÉpargne. 

Ainsi, si le potentiel de croissance de ces titres ou placements est plus élevé que dans le cas de ceux à revenu fixe — une situation accentuée par l’environnement à faible taux d’intérêt actuel — leur niveau de risque est aussi plus grand. 

Qu’il soit à revenu fixe ou variable, la plupart des types de placements comportent divers frais de gestion. Pour cette raison, le rendement obtenu avec chacun des placements sélectionnés « devient avec le temps encore plus important que le montant que vous épargnez pour votre retraite », affirme ÉducÉpargne. Des rendements inférieurs à l’inflation auront pour conséquence de diminuer d’autant le pouvoir d’achat, par exemple. 

« Que vous investissiez dans des placements enregistrés, dans des actions ou en immobilier, vous épargnez. Lorsque vient le temps d’investir, l’important est de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier », convient de son côté Retraite Québec.

 

Des facteurs pour bien s’orienter

Les moyens d’épargner en prévision de la retraite sont nombreux, alors comment savoir quels types de placements privilégier, et dans quelle proportion ? « L’identification précise de l’horizon de décaissement et des montants nécessaires au rythme de vie deviennent des facteurs clés dans la prise de décision de l’optimisation de l’allocation d’un investisseur approchant la retraite », estime Pascal Larivière, planificateur financier et directeur de division à IG Gestion de patrimoine. 

Couplés à l’espérance de vie et à l’inflation, des facteurs tels que la tolérance au risque et la performance du marché doivent ainsi nécessairement être considérés lorsque vient le moment de choisir où placer ses économies. 

Comme l’objectif est de privilégier la préservation du capital du portefeuille tout en ayant une composante axée sur la croissance, « le comportement typique d’un investisseur sera de réduire sa pondération en actions [ou en placements à revenu variable] plus l’âge augmente », constate Pascal Larivière. 

Il évoque à cet égard une « règle théorique qui s’applique aux investisseurs s’approchant de la retraite ». Selon cette règle, « ils devraient avoir une répartition stratégique en action correspondant à 120 % moins leur âge ». Un investisseur de 60 ans devrait donc avoir une cible en actions avoisinant les 60 %. 

L’environnement économique actuel, avec ses « taux d’intérêt au plancher et la possibilité d’assister à une certaine pression inflationniste au cours des prochaines années », constitue toutefois un véritable enjeu pour les investisseurs au profil d’investissement modéré qui prévoient bientôt « prendre leur retraite en misant sur un encaissement périodique de leurs placements », analyse Pascal Larivière. Dans ce contexte, il devient « extrêmement peu rentable de détenir des positions importantes dans la classe d’actifs traditionnelle des revenus fixes, comme les obligations ». 

Afin de pallier ce défi tout en respectant l’objectif initial de réduire la volatilité des titres et placements composant le portefeuille, Pascal Larivière évoque différentes alternatives. La surpondération en actions de sociétés possédant des bilans financiers solides et versant des dividendes importants, le recours à des fonds obligataires à taux flottants, à des placements de dettes privées ou encore l’achat d’unités de fiducies de placement immobilier (FPI) — qui sont en réalité des fiducies de revenu propriétaires d’immeubles générant des revenus de location.  

Dans tous les cas, il est à son avis essentiel de posséder un portefeuille tactique et flexible pouvant s’adapter rapidement et de façon proactive à l’évolution des marchés et de l’économie. « La beauté de la technologie et des dernières avancées a permis d’avoir accès à des produits d’investissement clé en main, bien gérés, bien structurés et offrant de tels avantages », mentionne le planificateur financier. 

Plusieurs sociétés développent effectivement des solutions destinées à répondre spécifiquement à la question de la sécurité du revenu à long terme en matière de retraite. Purpose Investments a notamment lancé en juin le fonds de pension Longévité. Présenté comme le « premier fonds commun de placement de revenu à vie au monde », il s’adresse aux investisseurs âgés de 65 ans et plus et a pour objectif « un versement initial de revenu à vie d’environ 6,15 % par an ». 

Avec cette solution, Purpose Investments cherche à « démocratiser la retraite en offrant à tous un régime à prestations déterminées, afin qu’ils sachent qu’ils recevront un chèque de paie aussi longtemps qu’ils vivront », indique Som Seif, son fondateur et chef de la direction.

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