La première job du boss: Albert Falardeau a appris les rudiments de pharmacien dans une usine

Publié le 02/08/2023 à 09:00

La première job du boss: Albert Falardeau a appris les rudiments de pharmacien dans une usine

Publié le 02/08/2023 à 09:00

Par Catherine Charron

Le PDG de Familiprix est devenu l'homme d'affaire qu'il est en s'inspirant de son père. (Photo: courtoisie)

LA PREMIÈRE JOB DU BOSS. De ses 13 à 17 ans, Albert Falardeau a parfait nombres des compétences qui lui auront servis en tant que pharmacien puis PDG d’une grande organisation entre les quatre murs d’une usine de Saint-Romuald.

 «Fort en math», le petit bonhomme curieux qu’il était à l’époque aimait donner un coup de main à son père, qui en était le directeur général, afin de calculer le coût des convoyeurs fabriqués et assemblés par l’équipe de Machinerie Etchemin.

Témoin de son intérêt pour les chiffres et l’exactitude de ses résultats, le président de l’entreprise lui offrit son premier emploi afin qu’il assiste son père dans cette tâche, raconte Albert Falardeau, encore un peu surpris qu’il ne lui ait pas plutôt simplement permis de passer le balai dans l’atelier.

«C’est là que j’ai compris le coût d’achat, le coût de revente, la marge, énumère-t-il. J’y ai aussi compris que les frais d’administration représentent 10 à 12% de la valeur du produit, voir plus. […] Si tu mets un prix sur quelque chose, il y a une raison derrière.»

Pour déchiffrer la valeur de chaque item, c’est directement dans l’usine que le PDG de Familiprix allait à l’époque chercher ses réponses. Et si l’occasion se présentait, le fils du patron ne craignait pas de se salir les mains afin d’aider les ouvriers.

«J’ai aimé apprendre la vie d’usinage. Chez Familiprix, certes, on a un siège social, mais on a aussi des entrepôts, et vous demanderez aux gens qui y travaillent, j’y vais souvent. J’aime voir d’où tout part, comprendre comment ça se fait, comment on pousse ça plus loin. Ça, je l'ai appris dans l’atelier.»

Cette fascination pour l’ouvrage de ses collègues et la personne derrière l’ouvrier, c’est en observant son père sur le terrain qu’il l’a développée. «Quand il allait dans l’usine, c’était un aimant. Il aimait les gens, et lorsqu'on lui arrivait avec un problème, il était à l’écoute», rapporte plein de fierté son fils.

Ainsi, c’est vers ces artisans qu’Albert Falardeau s’est tourné pour tenter d’optimiser la production afin que l’usine dégage de meilleures marges de profit. «Ce n’est pas facile d’aller voir un monsieur de 40 ans pour lui dire de travailler et de souder plus vite. J’allais plutôt leur demander ce qu’on pourrait faire pour gagner du temps.»

 

Une carrière bien différente

Quelques années plus tard, le président de Machinerie Etchemin proposa à son père de racheter l’usine. Ce dernier n’avait pas beaucoup de liquidités, précise Albert Falardeau, mais ça ne semblait pas inquiéter outre mesure le dirigeant. «Il ne lui aurait vendu que les pièces d’équipement. La bâtisse était payée. Vraiment un bon deal», se remémore-t-il.

Le président lui conseilla d'embarquer dans l'aventure Albert. Le hic, c’est que le jeune homme venait tout juste de postuler en pharmacie à l’Université Laval. Une décision qui semble encore déchirer le principal intéressé.

«Je me dis que j’aurais dû dire oui, et devenir pharmacien quand même», dit-il près de 50 ans plus tard.

Si l’entreprise en question n’existe plus, les leçons qu’il y a apprises, elles, sont bien vivantes, car son père lui a transmis tous les outils qui ont façonné l’homme d’affaires qu’il est aujourd’hui. «La proximité avec les gens m’a servi en tant que pharmacien, tout comme à aider notre business à grandir».

Si le patron ou un leader doit être généreux de son enseignement, leurs employés doivent l’être tout autant avec leur écoute, croit-il.

Certes, il a eu bien de la chance de se voir confier de telles responsabilités à un si jeune âge. Or, c’est parce qu’il a su prêter une oreille attentive aux personnes qu’il côtoyait et les traitait avec respect tôt dans sa vie qu’il a tiré autant de connaissances de cette première expérience de travail, estime-t-il.

«On est aussi fort que les gens qui nous entourent. Une entreprise c’est un tout. C’est important que même la personne qui balaie le plancher de l’entrepôt se sente considérée», affirme le PDG.

 

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