La PDG de BDC a été parmi les premières à maîtriser les lecteurs de codes-barres

Publié le 25/08/2023 à 09:30

La PDG de BDC a été parmi les premières à maîtriser les lecteurs de codes-barres

Publié le 25/08/2023 à 09:30

Par Catherine Charron

Isabelle Hudon a été témoin pour la première fois d'une transformation numérique alors qu'elle était caissière chez IGA. (Photo: courtoisie)

LA PREMIÈRE JOB DU BOSS. Dès ses débuts sur le marché du travail, la PDG de la BDC, Isabelle Hudon, n’a jamais craint les défis.

Son parcours parsemé d’opportunités dans des secteurs pour lesquelles elle ne semblait pas, à priori, avoir l’expérience requise - de l’aveu de la principale intéressée - a réellement commencé au IGA de son quartier, au moment où l’épicier déployait sa première flotte de caisses munies de lecteurs de codes-barres.

«Au début des années 1980, alors que Beauharnois n’était qu’un village, tout le monde faisait le détour pour voir comment ça fonctionnait», rapporte-t-elle, bien des années plus tard.

Ces nouveaux scanneurs ont eu l’effet d’une petite révolution pour les caissières jusque-là habituées à des appareils sur lequel on devait rentrer manuellement les codes et additionner les prix de chaque produit. C’est d’ailleurs, d’après Isabelle Hudon, la première fois qu’elle a réellement pu apprécier l’apport d’un nouvel outil technologique à la productivité des employés.

Faisant partie de la première cohorte de caissières formées pour manipuler ce lecteur de codes-barres, elle se souvient ne pas être peu fière à l’époque de sa performance.

«Les propriétaires faisaient des tests fantômes pour s’assurer qu’on ne faisait pas d’erreurs. Parfois on pouvait mal scanner un item, ou le scanner à deux reprises, ce qui nous obligeait à retirer le doublon de la facture. J’avais toujours 10 sur 10», se rappelle-t-elle.

Peut-être l’adolescente qu’elle était à l’époque s’en tirait aussi bien, car elle n’avait jamais eu à utiliser les anciennes caisses vétustes, suppose-t-elle. Chose certaine, c’est empreint de curiosité qu’elle approchait ce nouveau défi, une position qu’elle adopte encore aujourd’hui.

«Le changement, ça m’a toujours attiré», dit-elle.

Pour qu’un employé puisse réellement s’épanouir au boulot, elle est d’avis que son supérieur doit lui donner bien plus que les outils nécessaires pour qu’il mène à bien son mandat: il doit aussi lui accorder sa confiance et sa reconnaissance, a-t-elle à l’époque constaté.

«Encore aujourd’hui, si je n’ai pas ça de mes patrons – soit le conseil d’administration de la BDC -, je ne pourrais pas livrer la marchandise», estime Isabelle Hudon.

 

Le début du parcours professionnel

Nombreux sont les apprentissages que les jeunes peuvent tirer de leurs premières expériences sur le marché de l’emploi, croit-elle.

Ça leur permet notamment de mieux comprendre la valeur de l’argent, mais aussi l’intérêt de l’indépendance financière, des leçons qu’elle croit que ses parents ont tenté de lui inculquer en l’encourageant dès l’âge de 14 ans à classer des dossiers pêle-mêles de soumissions d’assurance chez un courtier.

Isabelle Hudon apporte toutefois quelques nuances quant à l’importance du type d’emploi que les jeunes devraient occuper: à l’adolescence, les jeunes débutent leur chemin professionnel, et non leur carrière. «Ce n’est pas parce qu’on commence dans une entreprise que l’on doit nécessairement en gravir les échelons et en devenir PDG», illustre-t-elle.

Elle remarque aussi que certains arrivent sur le marché du travail en étant convaincus de ce qu’ils souhaitent ou pas faire. La dirigeante leur recommande plutôt de sortir de leurs zones de confort, ce qui leur permettra, ne sait-on jamais, de s’exposer à de nouvelles expériences qu’ils pourraient apprécier… ou pas.

Chose certaine, cette ouverture à l’inconnu et à la découverte leur permettra de «faire des choix plus éclairés à l’avenir», croit-elle.

 

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