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Bourse: Wall Street plombée par le secteur technologique

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|06 février 2023

Bourse: Wall Street plombée par le secteur technologique

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a clôturé en repli lundi, poursuivant son incursion en territoire négatif, toujours sous le coup des chiffres de l’emploi américain qui font craindre une prolongation des tours de vis monétaires de la Fed.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse de plus de 100 points, tirée vers le bas par des faiblesses généralisées.

 

Pour (re)consulter les nouvelles du marché

 

Les indices boursiers à la fermeture

À Toronto, le S&P/TSX a perdu 129,42 points (-0,62%) à 20 628,92 points.

À New York, le S&P 500 a perdu 25,40 points (-0,61%) à 4 111,08 points.

Le Nasdaq a clôturé en baisse de 119,50 points (-1,00%) à 11 887,45 points.

Le DOW a perdu 34,99 points (-0,10%) à 33 891,02 points.

Le huard a lâché 0,003 0$ US (-0,401 6%) à 0,743 7$ US.

Le pétrole a récolté 1,05$ US (+1,43%) à 74,44$ US.

L’or a récolté 3,80$ US (+0,20%) à 1 880,40$ US.

Le bitcoin a monté de 36,17$ US (+0,16%) à 22 940,16$ US.

 

Le contexte

«On se pose des questions sur ce que va faire la Fed après les chiffres importants du marché de l’emploi vendredi, comme le recul du taux de chômage, les embauches plus fortes que prévu et les révisions à la hausse des mois précédents», a indiqué Hugh Johnson de Hugh Johnsoon Economics.

Vendredi, le département du Travail a dénombré 517 000 nouvelles embauches en janvier quand les analystes en attendaient 187 000, un choc pour le marché.

Le taux de chômage est, lui, tombé à 3,4%, son niveau le plus faible depuis mai 1969.

Pour M. Johnson, ce dynamisme du marché du travail risque de conduire la Fed à «relever son estimation du taux final lors de la prochaine réunion monétaire en mars à 5,5%».

«On ne va pas voir de pause de sitôt dans les hausses de taux», a-t-il estimé ajoutant que dans ces conditions un relèvement se profilait «non seulement en mars, mais aussi en mai et au troisième trimestre», voire plus tard.

Le marché action, qui ne goûte guère le renchérissement de l’argent, «est plus soucieux qu’il ne l’était la semaine dernière et cela provoque des prises de profits», a encore indiqué M. Johnson.

Ainsi les grandes capitalisations de la tech ont lâché du lest comme Apple (AAPL, -1,79% à 151,73$ US) ou Alphabet, la maison mère de Google (GOOGL, -1,66% à 102,90$ US).

Le titre du constructeur informatique Dell (DELL) a chuté de 3,02% à 40,97$ US après avoir annoncé qu’il supprimait 5% de ses effectifs soit 6 650 postes tandis que son chiffre d’affaires au 3e trimestre de son exercice décalé s’est replié de 6%.

Autre source d’inquiétude pour les investisseurs, le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell, sera interviewé par l’Economic Club de Washington mardi sur l’état de l’économie.

Pour Edwards Moya d’Oanda, des résultats d’entreprises décevants, mais aussi les tensions géopolitiques avec l’incident du ballon chinois rendaient également la place Wall Street nerveuse. Samedi, Washington a abattu un ballon d’observation chinois accusé par les États-Unis de faire de l’espionnage.

Le géant minier Newmont (NGT), l’une des principales sociétés d’exploitation de mines aurifères au monde, a fait une offre de rachat sur son rival australien Newcrest pour 17 milliards de dollars environ. L’initiative a été mal accueillie, l’action perdant 4,52% à 63,95$.

Le groupe de jeux vidéo Activision Blizzard (ATVI) (Call of Duty) a perdu 4,86% à 71,58$ US à la clôture avant l’annonce de ses résultats. Le cours de Take-Two Interactive (TTWO), éditeur de jeux vidéo également, a cédé 2,43% dans les échanges électroniques post-clôture après avoir déjà perdu 3,40% à 105,56$ US. L’éditeur de Grand Theft Auto a manqué ses objectifs de ventes et d’engagement des joueurs au 3e trimestre.

Le cours du groupe agroalimentaire Tyson Foods (TSN), un des premiers exportateurs américains de viande, a chuté de 4,61% à 61,08$ US après avoir annoncé des résultats trimestriels bien en deçà des prévisions du fait d’un ralentissement de la demande.

Réagissant aux préoccupations sur les taux de la Fed, les rendements sur les bons du Trésor à deux ans bondissaient à 4,47% contre 4,28% en fin de semaine. Ceux à 30 ans se tendaient nettement également à 3,64% contre 3,52% vendredi.