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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|08 février 2023

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

(Photo: 123RF)

REVUES DES MARCHÉS. Les marchés européens se montraient rassurés mercredi par le ton plus modéré qu’escompté des propos du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell, la veille, tandis qu’un repli était attendu à Wall Street.

 

 

Les indices boursiers à 08h30

Les contrats à terme du Dow Jones baissaient de 126,00 points (-0,37%) à 34 080,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 reculaient de 19,00 points (-0,46%) à 4 156,75 points. Les contrats à terme du Nasdaq cédaient 45,25 points (-0,35%) à 12 731,50 points.

À Londres, le FTSE 100 récoltait 50,86 points (+0,65%) à 7 915,57 points. À Paris, le CAC 40 avançait de 28,54 points (+0,40%) à 7 160,89 points. À Francfort, le DAX augmentait de 109,83 points (+0,72%) à 15 430,71 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a diminué de 79,01 points (-0,29%) à 27 606,46 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a retraité de 15,18 points (-0,07%) à 21 283,52 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain augmentait de 0,67 $US (+0,87%) à 77,81 $US. Le baril de Brent de la mer du Nord récoltait 0,47 $US (+0,56%) à 84,16 $US.

Le contexte

Le patron de la banque centrale américaine a déclaré mardi que de nouvelles hausses de taux seront probablement nécessaires si les données économiques continuaient d’être plus solides que prévu aux États-Unis. Mais il a aussi réaffirmé que l’inflation fléchissait, ce qui, aux yeux des investisseurs, peut préfigurer une pause dans la hausse des taux.

«Les marchés ont choisi de se concentrer sur la deuxième partie du message de Powell, trouvant des raisons de se réjouir dans le fait que la Fed reste dépendante des données et que, par conséquent, une pause, voire un pivot de la politique monétaire dans un avenir pas trop lointain, pourrait encore être envisagée si l’inflation continue de se stabiliser», écrit Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades.

Les opérateurs de marché, déjà rassurés la semaine dernière par Jerome Powell qui avait reconnu un début de désinflation dans la première économie mondiale, prêteront grande attention aux prochains chiffres de l’inflation aux États-Unis attendus mardi (indice CPI pour janvier).

Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts d’État à court terme, les plus sensibles aux anticipations des investisseurs sur les taux d’intérêt et à l’inflation grimpaient après que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé la veille de réduire dès le 1er mai le taux de rémunération que les banques de la zone euro appliquent aux dépôts des gouvernements et autres structures publiques. Une mesure destinée à réduire graduellement ces dépôts et de réinjecter ces liquidités dans le marché.

A Paris, TotalEnergies cédait 0,99% à 56,97 euros après avoir dégagé le bénéfice le plus important de son histoire.

Ainsi quatre des cinq majors (Shell, Chevron, ExxonMobil, TotalEnergies) ont battu en 2022 leur record de bénéfice net, tandis que BP établit un record de bénéfice hors éléments exceptionnels. De quoi s’attirer les foudres des gouvernements et ONG, en pleine crise énergétique et climatique.

Le géant norvégien de l’énergie Equinor (+6,88%) a lui aussi publié des résultats record pour 2022 grâce à la flambée des cours.

Société Générale (-3,41%) a publié un chiffre d’affaires en croissance en 2022, mais un bénéfice net quasiment divisé par trois, à 2,02 milliards d’euros, qui dépasse toutefois les attentes des analystes. BNP Paribas (+1,65%) était en revanche saluée pour avoir enregistré un bénéfice net sans précédent l’an dernier, à 10,2 milliards d’euros, battant son record de 2021.

En Italie, la banque Monte dei Paschi di Siena (-3,16%) a essuyé en 2022 une perte nette de 204,7 millions d’euros, mais le consensus des analystes de Factset tablait sur une perte supérieure.

Le dollar baissait légèrement, s’éloignant de ses sommets en un mois, dont celui atteint la veille face à l’euro, alors que le patron de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell n’a pas convaincu les marchés de sa volonté de remonter les taux.

Le billet vert cédait 0,10% à 1,0737 $US pour un euro.