Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Publié le 03/03/2022 à 08:13, mis à jour le 03/03/2022 à 08:15

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Publié le 03/03/2022 à 08:13, mis à jour le 03/03/2022 à 08:15

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Les Bourses mondiales restaient prudentes jeudi, les yeux rivés sur l'Ukraine, alors que le prix du pétrole se tassait un peu après avoir franchi de nouveaux seuils au début de la séance européenne.

Après leur rebond de mercredi, et des premiers échanges dans la même veine, les Bourses européennes étaient orientées à la baisse. 

Wall Street se dirigeait vers une ouverture à l'équilibre pour le Dow Jones et le S&P 500, mais en légère baisse pour le Nasdaq, à coloration technologique, selon les contrats à terme. 

 

Les indices boursiers à 8h08

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones perdaient 6,00 points (-0,02%) à 33 843,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 diminuaient de 3,00 points (-0,07%) à 4 378,75 points. Les contrats à terme du Nasdaq cédaient 34,00 points (-0,24%) à 14 205,25 points.

En Europe, les résultats étaient mitigés. À Londres, le FTSE 100 lâchait 50,21 points (-0,68%) à 7 379,35 points. À Paris, le CAC 40 avançait de 5,96 points (+0,09%) à 6 503,98 points. À Francfort, le DAX affichait un recul de 97,18 points (-0,69%) à 13 902,93 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a progressé de 184,24 points (+0,70%) à 26 577,27 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a augmenté de 123,42 points (+0,55%) à 22 467,34 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain récoltait 3,34 $ US (+3,02%) à 113,94 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord augmentait de 3,40 $ US (+3,01%) à 116,33 $ US.

 

Le contexte

Au huitième jour de l'invasion de l'Ukraine, les forces russes, après avoir pris leur première grande ville, intensifient leur pilonnage sur d'autres villes, avant de nouveaux pourparlers.

Les tensions sur les prix du pétrole continuaient de grimper: le baril de WTI américain a dépassé jeudi matin les 115 dollars américains, du jamais-vu depuis 2008, alors que le baril de Brent a frôlé les 120 $ US. La hausse était ensuite plus mesurée.  

Dans ce contexte, les marchés ont applaudi la posture plus accommodante du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, sur les prochaines hausses de taux de l'institution. 

«Nous nous attendons à ce que les banques centrales donnent la priorité à la croissance» en prenant en compte «le risque de baisse que représente la hausse des prix des matières premières», a expliqué Vincent Juvyns, de JP Morgan AM. 

En zone euro, le taux de chômage a atteint en janvier son plus bas niveau historique, à 6,8% de la population active, mais cela se fait dans un contexte de forte inflation, à 5,8% sur un an en février.

Les prix des matières premières ne cessaient de monter jeudi, notamment le pétrole au lendemain de la réunion des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+), qui n'ont pas changé de cap, malgré les tensions sur le marché.

Le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a jugé jeudi «décevantes» les décisions attentistes de l'OPEP+ et a souligné disposer d'assez de stocks pour agir encore sur les marchés.  

Le gaz naturel en Europe refluait (-1,53% à 163 euros le mégawattheure) sur le marché européen néerlandais, qui fait référence, après avoir battu un nouveau record à près de 200 euros vers 3h30, heure du Québec.

Le zinc a dépassé les 4 000 $ US la tonne, au plus haut depuis 2007.

Les entreprises spécialisées dans les matières premières en profitaient, comme Glencore (+5,48%), Rio Tinto (+2,11%) et Anglo American (+3,53%) à Londres, ou encore ArcelorMittal (+3,01%) à Paris. Technip Energies, qui a rassuré le marché sur son exposition à la Russie, s'envolait de 14%.

Les deux plus grands groupes automobiles mondiaux, Toyota (+0,41%) et Volkswagen (-1,11%), ont annoncé jeudi la suspension de leur production en Russie, en raison des répercussions de la guerre en Ukraine.

La compagnie aérienne allemande Lufthansa, qui a insisté lors de la présentation de ses résultats sur le fait que la guerre en Ukraine était source de «grande incertitude», chutait de 5,96%. 

La banque Société Générale (-0,88%) a assuré être capable de résister à une éventuelle perte de contrôle de sa filiale russe Rosbank, qui représente 2,8% de son activité. Son cours évoluait à rebours de celui de ses concurrentes sur la place parisienne BNP Paribas (+2,03%) et Crédit Agricole (+1,53%).

L'euro restait faible face au dollar américain, à 1,1093 $ US (-0,23%). Il a aussi touché jeudi face à la livre un plus bas depuis juin 2016 et le vote du Brexit, à 82,76 pence.

Le bitcoin cédait un peu de terrain (-0,76%) à 43 745 $ US. 

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