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À surveiller: Premium Brands Holding, Wesdome et GDI

Catherine Charron|14 mai 2024

À surveiller: Premium Brands Holding, Wesdome et GDI

Premium Brands Holdings a déclaré un bénéfice de 6,3 millions de dollars (M$) au premier trimestre, contre 5,9 millions à la même période l'an dernier. (Photo: 123RF)

Que faire avec les titres de Premium Brands Holding, Wesdome et GDI? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée par les analystes.

Premium Brands Holding (PBH, 92,35$): une année prometteuse en vue

Tous les jetons de Premium Brands Holding semblent bien placés afin qu’elle puisse atteindre les cibles qu’elle s’est fixées, confirme Chris Li de Valeurs mobilières Desjardins après avoir consulté les résultats de son premier trimestre.

À (re)lire : Premium Brands annonce un bénéfice de 6,3M$ au T1

Si la marge de son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) est meilleure que celle sur laquelle tablait l’analyste, c’est autant à cause d’une meilleure performance du côté de ses aliments de spécialité que de la distribution d’aliments haut de gamme.

La croissance interne de sa première division a été de l’ordre de 5,6%, plutôt que 3%, puisque l’appétit des Américains pour ses viandes, ses sandwiches et ses pâtisseries a augmenté, tout comme celui des Canadiens. Ses ventes au pays ont augmenté de 1,1%, après avoir glissé de 4,3% au trimestre précédent.

Même si la société de Richmond en Colombie-Britannique a observé une diminution de l’intérêt pour certains de ses produits, la direction de l’organisation ne semble pas trop en faire de cas, rapporte l’analyste. Les dépanneurs et les chaînes de restauration minute sont à la recherche de produits novateurs, et de manière de réduire leur besoin de main-d’œuvre. Ses aliments sauront répondre à la demande.

Si la marge de son BAIIA a grimpé de 60 points de base par rapport à la même période l’an dernier, c’est aussi parce que les coûts de sa matière première ont baissé. De plus, ajoute Chris Li, ses prix de vente ont augmenté, sa production a gagné en efficacité grâce à l’automatisation de ses installations, et on observe une certaine stabilité du côté de sa main-d’œuvre.

L’intérêt des consommateurs pour des produits à petits prix a toutefois nui à sa performance du côté de sa division de la distribution d’aliments haut de gamme au premier trimestre, sa croissance interne ayant été de -5,3% plutôt que 4,5% comme ce à quoi s’attendait l’analyste. Ça a toutefois contribué à une augmentation de 40 points de base de sa marge bénéficiaire. Il pensait plutôt que ça le plomberait de 120 points de base.

Au prochain trimestre, la direction ne s’attend pas à ce que la demande de ce côté augmente significativement, indique l’analyste. La tendance devrait toutefois s’inverser au cours de la deuxième moitié du trimestre.

La direction s’attend aussi à ce que son effet de levier glisse d’ici la fin de l’année. Il devrait passer d’une dette qui représente 4,3x son BAIIA à un multiple de 3,5x à 4x, notamment parce que la valeur de son BAIIA devrait grimper. Il mise d’ailleurs dorénavant sur un BAIIA ajusté de 622 millions de dollars, et non de 615M$.

L’analyste s’attend aussi à des fusions et acquisitions.

Il révise d’ailleurs à la hausse son cours cible, qui passe de 105$ à 106$, car il a légèrement ajusté ses attentes à l’égard du BAIIA pour 2025.

Wesdome (WDO, 11,06$): un analyste augmente ses attentes

Wesdome (WDO, 11,06$): un analyste augmente ses attentes

Après avoir consulté les résultats trimestriels de la société minière Wesdome et assisté à sa conférence téléphonique avec les investisseurs, Don DeMarco de la Financière Banque Nationale augmente la valeur de l’actif net par action de 2% de l’entreprise, le faisant grimper de 11,35$ à 11,46$.

En effet, l’analyste a ajusté son modèle afin de mieux refléter les tendances observées au premier trimestre de l’exercice 2024. Il a aussi révisé ses attentes à l’égard des dépenses générales et administratives de la société de même que ses dépenses en exploration à la mine d’Eagle River.

Il croit dorénavant que la société dont le siège social se trouve à Toronto devrait produire 169 000 oz d’or, surtout au cours de la deuxième moitié de l’année. Il pense aussi que ses frais pour maintenir sa production dépasseront la fourchette de 1,325 dollars américains ($US) à 1475$US par once sur laquelle la société mise. L’analyste estime plutôt qu’ils devraient atteindre 1576$US par once.

En 2024, il est d’avis que le bénéfice par action de Wesdome devrait atteindre 0,56$ et non pas 0,60$. Toutefois, il devrait se retrouver à 1,17$ en 2025 et à 0,94$ en 2026, plutôt que 1,06$ et 0,83$ respectivement.

Lors de la conférence téléphonique, la direction a indiqué que le minerai extrait depuis la mi-avril avait une plus forte concentration en or, rapporte l’analyste. Elle devrait atteindre environ 12g par tonnes au deuxième trimestre d’après lui, et continuer de s’améliorer à mesure que l’exercice va avancer.

Le rythme de l’exploration devrait s’accélérer vers la fin de l’exercice dans la zone de Kiena Deep, ajoute Don DeMarco, qui s’attend à ce que d’ici les prochaines semaines, la société fasse des mises à jour sur ses opérations. Des forages devraient aussi commencer en mai et en juin dans la zone Presqu’ile, rapporte-t-il.

L’entreprise devrait être en mesure de rembourser sa dette à taux variable d’ici le troisième trimestre. Lorsque ce sera fait, l’entreprise devrait s’atteler à maximiser l’utilisation de ses installations de concentration et optimiser son extraction, anticipe l’analyste.

Don DeMarco fait donc grimper son cours cible, qui passe de 14,25$ à 15$, car il s’attend à l’amélioration de son BAIIA au cours des 12 prochains mois.

GDI Services aux immeubles (GDI, 36,74$): ses profits devraient retrouver de leur lustre

GDI Services aux immeubles (GDI, 36,74$): ses profits devraient retrouver de leur lustre

Malgré la performance en deçà des attentes au premier trimestre, GDI Services aux immeubles devrait mieux s’en sortir en 2024 qu’en 2023, d’après Zachary Evershed de la Financière Banque Nationale.

Des dépassements de coût de 5 millions de dollars dans trois projets ont principalement nui à ses marges de profit, d’après la direction. Autrement, elles auraient atteint près de 5%, rapporte l’analyste dans sa note.

Comme seul le premier trimestre devrait être affecté par ceux-ci, l’analyste s’attend à ce que le taux de croissance de ses marges de profit retrouve leur rythme habituel à partir du deuxième trimestre. Ainsi, la différence entre les profits du premier et du deuxième trimestre sera telle que le taux de croissance devrait être de 5,2%, et non 4,6%, comme ce à quoi l’analyste s’attendait initialement.

Ayant déjà un carnet de commandes bien rempli, l’entreprise a le luxe de ne choisir que des projets qui bonifieront sa marge de profit, estime Zachary Evershed. Sa marge de profit devrait atteindre 5,3% pour l’ensemble de l’exercice, ce qui représente un bond de 10 points de pourcentage par rapport à 2023, et ce, malgré un premier trimestre plus difficile.

L’intégration d’Atalian, une société française d’entretien ménager, va bon train, d’après ce que la direction de GDI a indiqué. Une étape charnière devrait même être complétée au troisième trimestre, ce qui devrait lui apporter des marges non dilutives dans la deuxième moitié de l’exercice 2024.

Les deux acquisitions annoncées au premier trimestre par GDI sont certes petites, mais elles ont un carnet de clients bien remplis, génèrent de bonnes marges, et une équipe de gestion expérimentée. Elles lui permettent aussi de desservir un plus grand territoire, ajoute Zachary Evershed.

Au Canada, ses marges ont continué de glisser. La croissance de 100 à 200 points de base par rapport aux niveaux prépandémiques n’étaient certes pas structurels, reconnait-il, mais les plus faibles taux d’occupation assombrissent aussi le portrait. Lorsque l’entreprise dévoilera ses résultats du deuxième trimestre, il sera surtout curieux de voir si elle est parvenue à stabiliser ses marges de ce côté-ci de la frontière.

L’analyste fait passer son cours cible de 40,50$ à 41,50$, s’appuyant sur un multiple de 8x son BAIIA en 2025, mais maintient sa recommandation à «performance de secteur», car trop d’incertitude demeure à court terme.

 

 

 

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