Le Blanc – Quels sont les plus grands créateurs de richesse au Canada (2ème partie)?

Publié le 11/02/2013 à 15:23, mis à jour le 11/02/2013 à 15:26

Le Blanc – Quels sont les plus grands créateurs de richesse au Canada (2ème partie)?

Publié le 11/02/2013 à 15:23, mis à jour le 11/02/2013 à 15:26

BLOGUE. La semaine dernière, je présentais deux entreprises qui figurent selon moi parmi les plus grands créateurs de richesse des 15 dernières années au Canada : Blackberry et Quincaillerie Richelieu. Dans le premier cas, les investisseurs ont obtenu un rendement annuel composé de 18,0 % au cours des 15 dernières années alors que le titre de Richelieu a dégagé un rendement de 18,6 %.

Voici deux autres entreprises qui figurent parmi les grands créateurs de richesse :

Canadien National

C’est en 1995 que CN a été privatisée et qu’elle a fait son entrée en bourse. À ce moment, plusieurs croyaient que cette entreprise lourde, bureaucratique et fortement subventionnée serait un échec en bourse. Or, grâce à un travail exceptionnel se ses dirigeants, en commençant par Paul Tellier dans les années 90, CN est passé de cancre à premier de classe avec des ratios d’exploitation qui la place au sommet de son industrie en termes d’efficacité opérationnelle.

Ses actionnaires ont fortement bénéficié du bon travail des dirigeants. Au cours des 15 dernières années, le titre de CN s’est apprécié de 18,3 % sur une base composée, sans compter les dividendes croissants versés à ses actionnaires. Depuis sa venue en bourse à la fin de 1996, la valeur du titre de CN a été multipliée par plus de 15 et ses actionnaires ont obtenu un rendement annuel composé de 18,4 %. Comme on dit, « petit train, va loin »!

Metro

Metro est un autre grand créateur de richesse depuis de nombreuses années. Sur une période de 15 ans, le titre a enregistré un rendement annuel composé de 15,3 % sans compter les dividendes versés. Sa valeur a ainsi été multipliée par 8,5 au cours de cette période.

Il est d’ailleurs intéressant de souligner le parcours un peu similaire de CN et de Metro. Dans les deux cas, les sociétés étaient plutôt mal en point lorsqu’elles ont été prises en main par des dirigeants de premier ordre qui ont vite fait de rationaliser et d’améliorer leur rentabilité. Dans le cas de Metro, Pierre Lessard est arrivé à la rescousse de Metro en 1990 alors que l’entreprise était pratiquement acculée à la faillite, très endettée et déficitaire. Depuis cette date, la valeur du titre a été multipliée par plus de 81 et le rendement annuel composé du titre a été de 21,1 % (sans les dividendes).

Pour moi, les quatre sociétés identifiées à ce jour parmi les plus grands créateurs de richesse au Canada au cours des 15 dernières années suscitent deux interrogations?

- Est-il nécessaire d’investir dans des entreprises révolutionnaires, par exemple Blackberry à la fin des années 90, pour obtenir de bons rendements en bourse?

- Était-il nécessaire d’investir au tout début du parcours d’entreprises exceptionnelles pour obtenir de bons rendements, avant qu’elles aient commencé à faire leurs preuves?

Philippe Le Blanc, CFA, MBA

À propos de ce blogue : Philippe Le Blanc est gestionnaire de portefeuille chez COTE 100 (www.cote100.com) et éditeur de la Lettre financière COTE 100 (www.lettrecote100.com). COTE 100 détient des actions de CN, de Quincaillerie Richelieu et de Metro dans certains comptes sous sa gestion.

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