L’art de s’auto-motiver!

Publié le 09/05/2023 à 15:32

L’art de s’auto-motiver!

Publié le 09/05/2023 à 15:32

«Pour une raison que j’ignore, on a la fâcheuse habitude de voir l’optimiste comme un rêveur fou.» (Photo: Tim Mossholder pour Unsplash)

EXPERT INVITÉ. On va se le dire, ce n’est pas toujours facile de se motiver face à une tâche, quelle qu’elle soit. Remise en forme, changement d’habitude, préparation pour un évènement sportif… Rares sont ceux qui se lèvent le matin avec la profonde envie d’aller courir quelques kilomètres un matin glacial de février, ou ceux qui tard le soir, ont envie de se plonger dans les études après une journée de travail et un «deuxième shift» familial qui aurait épuisé le peu d’énergie restant en nous.

C’est la même chose en affaires. Après les premiers mois, voire années, au cours desquels l’adrénaline et la folie entrepreneuriale nous permettent d’attaquer n’importe quelle situation avec la volonté d’un explorateur de l’extrême, la perte de motivation nous affecte tous, mêmes ceux au sommet de leur art.

Les raisons derrière la perte de motivation sont multiples et il est essentiel d’en prendre conscience, que ce soit l’ennui, les distractions, les problèmes personnels, le stress ou l’anxiété qui attaquent directement notre niveau d’énergie, ou encore le manque de résultats.

Il m’est arrivé quelques fois de perdre ma motivation. En toute transparence, la raison est presque toujours la même: la fatigue. Étant passionné par ce que je fais, me donnant corps et âme, j’avais par le passé la mauvaise habitude d’étirer beaucoup (beaucoup) l’élastique. Et bien souvent, c’est en prenant quelques jours de repos que je réalisais à quel point j’en avais besoin.

C’est pour cette raison qu’il y a quelques années, j’ai entrepris de modifier ma relation avec le travail, mes mille projets et tout ce qui tourne autour. Dans une quête d’«amélioration perpétuelle», je fais de plus en plus attention à mon style de vie, à la qualité de mon sommeil, à mon régime alimentaire en passant par ma santé physique et mentale.

Voici donc quelques conseils que je tente d’appliquer au quotidien afin de ne pas répéter les mêmes erreurs:

 

Tout est une question d’objectifs

«Start with why?». C’est la fameuse question que pose l’auteur et conférencier Simon Sinek. Question simple, mais hautement importante. En me posant la question souvent et surtout avant tout début de projet, je me permets une pause, de prendre un pas de recul afin de réellement comprendre les objectifs de ce que je fais ou m’apprête à faire.

En ayant des objectifs clairs et surtout réalistes (ne craignez pas qu’ils soient difficilement atteignables), le chemin pour m’y rendre devient beaucoup moins encombré. Une fois les objectifs définis, je développe un plan de match par étapes afin de maximiser mes chances de réussites. Ce qui peut alors paraître comme une tâche colossale devient plusieurs petites tâches ayant chacune leurs propres sous-objectifs, me permettant de voir des résultats concrets tout au long du parcours et non uniquement à la fin. 

 

Dire non beaucoup plus souvent

Dire oui à tout sous peur de passer à côté de «l’occasion du siècle» est un piège classique. Peut-être est-ce en raison du conditionnement quotidien dû aux heures passées sur nos différentes plateformes sociales, mais le FOMO, ou «fear of missing out» existe aussi en affaires.

Je me souviens de mes débuts, où je disais oui pour toute occasion, à tout le monde, tout le temps. Bien que cette stratégie m’a permis de me faire connaître, elle m’a aussi fait courir comme une poule pas de tête, m’empêchant de travailler sur ce qui créait vraiment de la valeur.

En tant qu’entrepreneur ou personne d’affaires, on est bombardé de demandes de toutes parts. Après des années à dire oui sans trop réfléchir, j’ai décidé d’arrêter de vivre selon les demandes et urgences des autres et de prioriser mes projets ainsi que mon horaire.

Dire non, c’est prendre position, c’est marquer son territoire, c’est faire le choix de se choisir. Bien entendu, on ne dit pas non aveuglément, mais avec l’expérience, on arrive assez facilement à filtrer les demandes qui en valent la peine et celles qui inondent notre quotidien, nous faisant par le fait même perdre temps et motivation.

 

Inspirez-vous de Churchill

Winston Churchill disait qu’un pessimiste voyait la difficulté dans chaque opportunité et qu’un optimiste voyait l’opportunité dans chaque difficulté. Pensez-y bien. Préférez-vous avoir comme coéquipier, collègue ou partenaire une personne qui vous décourage, vous fait douter et vous démontre que c’est impossible ou une personne motivée à trouver la solution, qui vous encourage et vous aide, en équipe, à surmonter les plus grands défis?

Pour une raison que j’ignore, on a la fâcheuse habitude de voir l’optimiste comme un rêveur fou. Combien de fois m’a-t-on dit que mon positivisme me brouillait la vue, de ne pas trop me faire d’attentes ou de me préparer au pire. Tristement, cette association révèle un portrait d’une société méfiante en manque d’inspiration et de motivation, plutôt qu’une société confiante en ses moyens et prête à affronter mers et mondes afin d’atteindre ses objectifs.

Sur ce, je vous souhaite une superbe semaine et je vous encourage à développer vos propres petits trucs et méthodes qui vous aideront à rester motiver pour de bon.

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaires quelques jours après avoir gradué de l’Université de Montréal en science politique. Un peu par hasard, beaucoup par folie, je suis devenu entrepreneur sans trop savoir ce qui m’attendait. Bien que ma première expérience en affaires fut catastrophique, je suis tombé en amour avec l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, je suis à la tête d’un des plus grand producteurs de spiritueux et prêt-à-boire en Amérique du Nord et ce ne sont pas les projets qui manquent! Depuis novembre 2015, je partage chaque semaine ici mes idées, mes opinions et ma vision sur le monde des affaires et les sujets de société qui m’interpellent. Bienvenu dans mon monde!

Nicolas Duvernois

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