Ce prof montréalais commercialise une alternative aux casques de réalité virtuelle et un curseur 3D

Publié le 25/11/2015 à 12:29

Ce prof montréalais commercialise une alternative aux casques de réalité virtuelle et un curseur 3D

Publié le 25/11/2015 à 12:29

L’application a transformé l’iPad du professeur en curseur 3D, qui lui permettait de dessiner des objets en 3D. [Photo: Contact MTL]

J’ai eu l’occasion hier soir d’assister à une démonstration de la technologie d’Hybridlab, une start-up issue des recherches de Tomás Dorta à l’Université de Montréal. J’étais curieux de voir en quoi la technologie consistait, puisque même en lisant les articles consacrés à ce projet prometteur, je ne suis pas parvenu à comprendre ce que Hybridlab faisait.


Dans les faits, l’ambitieuse start-up de Tomás Dorta, une sommité en matière de réalité virtuelle, veut introduire deux innovations à la fois avec son produit Hyve-3D. La première est un écran au format particulier, qui permet d’immerger plusieurs personnes à la fois dans une expérience de réalité virtuelle.


Il s’agit d’une toile de projection de deux mètres et demi de haut dont la forme s’apparente à la pelure d’un quartier d’orange associée à un projecteur. L’écran a été conçu de manière à occuper tout le champ de vision, mais pas davange.





Pour Tomás Dorta, c’était important de créer une expérience de réalité virtuelle qui puisse être partagée, ce qu’un casque de réalité virtuelle ou un dôme de projection rendent plus difficile, puisqu’ils permettent aux utilisateurs de regarder dans des directions opposées. «Je ne crois pas beaucoup dans les casques de réalité virtuelle, car ils isolent ceux qui les portent», a lancé Tomás Dorta, durant la soirée organisée par Contact MTL.


La deuxième innovation d’Hybridlab, en soutien de laquelle l’écran évoqué ci-dessus a été développé, est dans les faits un outil de schématisation collaborative en 3D. Placé au centre de son écran immersif, Tomás Dorta en a fait la démonstration hier soir en dessinant des cubes en 3D à partir de son iPad, sur lequel l’application mobile de Hyve3D était installée.


L’application a transformé l’iPad du professeur en curseur 3D, qui lui permettait de dessiner des objets en 3D. Pour faire un cube, il a dessiné avec son doigt un carré (en 2D), a changé d’angle en déplaçant son iPad, puis a ajouté d’autres carrés jusqu’à ce qu’il obtienne un cube. Le processus semblait aussi simple que de bâtir un cube avec des planches carrées.





La possibilité de copier/coller des objets, et de les placer où on veut dans l’espace en déplaçant physiquement l’iPad, devrait permettre aux designers de faire des schémas en 3D beaucoup plus rapidement. L’outil a été conçu pour être collaboratif, de sorte que plusieurs designers peuvent travailler sur un même schéma avec leur iPad devant le même écran ou à distance via Internet.


Tomás Dorta, qui a déjà été architecte, a bâti Hyve3D en pensant aux firmes d’architecture, mais il assure que l’outil pourrait aussi trouver des débouchés auprès des firmes de design industriel et même dans le domaine médical. Il dit aussi avoir approché IKEA pour les convaincre d’installer sa technologie dans ses points de vente, de manière à permettre à leurs clients de voir de quoi aura l’air leurs résidences avec leurs nouveaux meubles.


Le curseur 3D d’Hybridlab semble prometteur, mais j’ai été moins impressionné par son système de projection propriétaire qui, quoique fonctionnel, prend beaucoup de place et coûte vraisemblablement pas mal plus qu’un casque de réalité virtuelle. Cela dit, Hybridlab vise à commercialiser sa technologie auprès des entreprises, à qui elle souhaite vendre le logiciel et le matériel dans un même forfait. 


Ceux qui sont intéressés par le produit doivent toutefois savoir qu’il leur en coûtera 25 000 $ pour obtenir le produit, qui devrait pouvoir être livré trois mois après la réception de la commande. Et c’est sans parler du frais d’abonnement, qui devrait s’élever à environ 2000 $ par année. 

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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