Will.i.am investit dans la montréalaise Stradigi AI

Publié le 23/05/2019 à 18:47

Will.i.am investit dans la montréalaise Stradigi AI

Publié le 23/05/2019 à 18:47

Par Martin Jolicoeur

Will.i.am devient actionnaire de Stradigi AI.

L’artiste multidisciplinaire américain, Will.i.am, fera dorénavant équipe avec Stradigi AI, une entreprise de Montréal spécialisée dans le développement de solutions d’intelligence artificielle.

Le membre fondateur du populaire groupe The Black Eyed Peas a annoncé jeudi avoir investi dans l’entreprise québécoise et accepté de siéger sur son comité consultatif, à titre de conseiller en intelligence artificielle sur «l’éthique et le biais». 

«J’entrevois avec optimisme le rôle que l’intelligence artificielle sera appelée à jouer pour la société, parce que je crois en l’humanité, a déclaré l’auteur-compositeur-interprète, au cours d’une conférence de presse organisée dans le cadre de C2 Montréal. L’intelligence artificielle est vouée à nous propulser dans un nouveau siècle des Lumières automatisé.»

Ce dernier était accompagné de Basil Bouraropoulos et Carolina Bessega, deux cofondateurs et principales têtes dirigeantes de l’entreprise montréalaise. Comptant un peu plus de 120 employés, cette entreprise encore méconnue à Montréal tente de faire sa place dans ce secteur en fort développement de l’intelligence artificielle. 

Will.i.am a donné peu de détail sur l’importance de sa participation financière dans la société montréalaise. Les deux dirigeants ont également refusé de préciser le montant de son investissement, se contentant de souligner qu’à titre de nouvel actionnaire, la vedette californienne pourrait éventuellement siéger sur le conseil d’administration de l’entreprise «à titre d’observateur». 

Au cours des dernières années, l’artiste de 44 ans a créé l’entreprise i.am+, également spécialisée en intelligence artificielle. Cette deuxième carrière lui a permis d'être invité à siéger sur deux groupes de travail du Forum économique mondial, soit sur le Conseil consultatif sur la quatrième révolution industrielle, puis sur le Conseil mondial sur l’intelligence artificielle.

Nouvelle plateforme

Stradigi AI a profité de l’occasion pour officiellement lancer Kepler, sa plateforme d’intelligence artificielle sensée répondre aux besoins présents et futurs de sa clientèle. Excessivement discrets, ses dirigeants soutiennent du bout des lèvres avoir déjà réalisé des mandats pour le compte du Gouvernement du Canada et de l’agence de communication Cossette.

Will.i.am, lors de la conférence de presse de Stradigi, le 23 mai dernier à Montréal. Photo: Martin Jolicoeur

Cette nouvelle plateforme, que Stradigi qualifie de l’une «des plus évoluées au monde», serait prête à être déployée à grande échelle et adaptée à un vaste  éventail de secteurs, dont la finance, l’assurance, le commerce de détail et la santé. Elle promet à ses clients, «un retour sur investissement rapide et tangible».

C’est sur cette dernière plateforme qu’entend s’appuyer Stradigi pour réaliser sa croissance des prochaines années. Supportée financièrement par la famille montréalaise Holt depuis sa fondation, l’entreprise est tenue jalousement privée. Sa direction refuse de dévoiler son chiffre d’affaires, les noms de la plupart de ses clients, et de discuter de ses principales réalisations, autrement qu'en terme générique.

L’international et la rentabilité au menu

Cela dit, son pdg Basil Bouraropoulos ne fait pas de mystère quant à ses ambitions internationales. À l'entendre, si les choses se passent comme prévu, l’entreprise comptera dans cinq ans le double d’employés qu’elle compte actuellement et aura des clients sur tous les continents, dans «aisément 40 pays».

«Nous voulons, dit-il, être connue comme l’entreprise qui sait s’attaquer aux problèmes parmi les plus complexes qui puissent exister. (…) Nous voulons devenir un acteur majeur de l’industrie mondiale de l’IA.»

Le pdg admet que l’entreprise qu’il dirige, rue Peel à Montréal, n’est pas encore rentable. Par contre, l’atteinte de sa rentabilité demeure importante et fait partie intégrante du plan de croissance de l’entreprise, assure-t-il. «Et croyez-moi, nous ne parlons pas de petites monnaies (small dollars)». 

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