Ubisoft achète THQ Montréal

Publié le 23/01/2013 à 14:53, mis à jour le 17/10/2013 à 10:08

Ubisoft achète THQ Montréal

Publié le 23/01/2013 à 14:53, mis à jour le 17/10/2013 à 10:08

Le DG de THQ Montréal, Dave Gatchel. Photo Martin Bouffard / Rue Frontenac

Les quelque 180 employés de THQ Montréal auront un nouveau patron : Ubisoft. Le géant français, déjà fort présent à Montréal, a profité de la faillite de l'américaine THQ pour mettre la main sur son studio montréalais, moyennant 2,5 millions de dollars.

Les actifs de THQ ont été mis en vente légale dans un processus d'enchères qui a débuté mardi après-midi et s'est terminé plus de 24 heures plus tard, quand les résultats ont été présentés au tribunal des faillites du Delaware.

Le principal actif connu lié à THQ Montréal est un jeu en développement qui porte l'appellation temporaire « 1666 ». Ce projet est mené par le directeur créatif Patrice Désilets, repêché à fort prix par THQ… chez Ubisoft Montréal. Le départ du créateur de la franchise Assassin's Creed avait engendré une bataille légale entre les deux entreprises.

Le contrat de M. Désilets fait spécifiquement partie des obligations de THQ Montréal qu'Ubisoft accepte d'assumer. Celui-ci se trouvait mercredi en France et devait revenir au pays jeudi.

Les documents déposés devant le tribunal du Delaware ont également permis de découvrir l'existence d'un deuxième projet dans les murs montréalais, baptisé Underdog. Aucune information n'est disponible sur celui-ci.

Selon des informations présentées en cour (PDF), Ubisoft était le seul acheteur intéressé par le studio montréalais.

Ubisoft a confirmé la transaction dans un communiqué diffusé en début de soirée.

« Pour les années 2014 et suivantes, nous sommes dans une stratégie de croissance », a expliqué à Les Affaires le PDG d'Ubisoft Montréal et Toronto, Yannis Mallat. « Pour nous, c'est une façon rapide de poursuivre notre objectif ambitieux de croissance. »

C'est la deuxième fois qu'Ubisoft se porte acquéreur d'un studio de production installé à Montréal. En 2005, elle avait mis la main sur Microïds, essentiellement pour recruter sa cinquantaine d'employés.

L'idée derrière l'acquisition de THQ Montréal semble similaire. « C'est principalement pour les talents, mais nous avons regardé leurs projets aussi. »

M. Mallat refuse de préciser si le développement de 1666 et Underdog se poursuivra ou si les employés seront plutôt affectés à des projets déjà en cours chez Ubisoft. « Ce sont des projets qui n'ont pas été officiellement annoncés, alors comme c'est toujours le cas pour ce type de projet, nous n'en parlerons pas », a-t-il expliqué.

Beaucoup de détails logistiques restent encore à régler. Impossible pour l'instant de savoir si Ubisoft conservera le studio de THQ Montréal au centre-ville ou rapatriera ces employés dans ses locaux de la rue St-Laurent. Impossible aussi de savoir si leurs contrats seront honorés tels quels. « Nous sommes en train de regarder tout cela et les employés seront rencontrés très bientôt, a promis M. Mallat. Notre travail est de réfléchir à une structure qui assurera la continuité de ce qui est en train d'être fait chez THQ Montréal. »

Au total, cinq entreprises différentes vont se partager les actifs de THQ. L'entreprise devait à l'origine être vendue « entière », mais des créanciers ont demandé aux tribunaux d'ouvrir la possibilité d'une enchères en pièces détachées. Cette option s'est apparemment avérée plus profitable et a été retenue.

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