Start-up: Potloc obtient un financement de 2,5M$

Publié le 19/06/2018 à 08:00

Start-up: Potloc obtient un financement de 2,5M$

Publié le 19/06/2018 à 08:00

Par Denis Lalonde

(Photo: 123rf.com)

La start-up montréalaise Potloc obtient un financement de 2,5 millions $ qui doit lui permettre d’ouvrir des bureaux à Toronto et Paris et d’améliorer sa technologie d’analyse des données. 

Le financement est mené par le fonds Ecofuel, appuyé par Desjardins Capital, BDC, CapHorn Invest et par l’ancien président et chef de la direction de Rona, Robert Dutton. 

Desjardins Capital est le plus important investisseur de cette ronde de financement, avec une contribution de 750 000$.

«Dans le cas de CapHorn, c’est un fonds français qui réalise son premier investissement au Canada», souligne le cofondateur et coprésident et chef de la direction de Potloc, Rodolphe Barrere. 

Avec ce financement, Potloc veut poursuivre sa mission d’entreprise perturbatrice dans le domaine de la recherche consommateur en commerce de détail et en immobilier commercial. «Aujourd’hui, la recherche consommateur se fait surtout par de vieilles méthodes comme les appels téléphoniques, les ‘focus group’ ou les sondages dans la rue. Chez Potloc, nous utilisons les réseaux sociaux, ce qui nous permet entre autres de géocibler les répondants», soutient M. Barrere. 

Selon le dirigeant, Potloc se distingue ainsi des maisons de sondage qui vont poser des questions à «2000 Québécois et Québécoises», un auditoire vaste. «Grâce à la géolocalisation sur les téléphones mobiles, on peut savoir où vont les gens qui possèdent au moins un compte sur un réseau social. Il devient ainsi possible de proposer de courts questionnaires à des gens qui fréquentent ou non des endroits précis», explique le dirigeant.

M. Barrere illustre son propos en disant que ses concurrents peuvent mesurer l’opinion des répondants sur le groupe Jean Coutu, alors que Potloc peut, par exemple, effectuer le même mesure pour «la pharmacie Jean Coutu située sur la rue Parc près de la rue Bernard». 

«Dans un rayon d’un kilomètre, nous sommes capables d’interroger 2000 personnes pour savoir ce qui fonctionne ou pas dans un commerce. On peut aussi interroger 50% de clients et 50% de gens qui ne fréquentent pas l’endroit», affirme-t-il.

Si Potloc cible surtout les enquêtes consommateurs pour les détaillants, l’entreprise mise également sur les marchés des promoteurs en immobilier commercial et les municipalités qui veulent revamper leurs artères commerciales.

«Le principal avantage d’utiliser les médias sociaux est d’intercepter les gens quand ils ont un peu de temps devant eux pour répondre à un sondage. On considère qu’on a des données significativement meilleures que si on énervait les gens le soir au téléphone», dit-il, ajoutant que les répondants ne sont pas rétribués pour leurs réponses. 

«Cela enlève le biais statistique des gens qui remplissent des sondages uniquement pour empocher quelques dollars», croit-il.

L’entreprise travaille avec des clients comme Loblaw, Aldo, Décathlon, Carrefour, Cogir, Ivanhoé Cambridge, Cadillac Fairview et le Groupe Mach.

M. Barrere n’a pas précisé quel était le chiffre d’affaires de l’entreprise, ni la croissance de ses revenus. L’entreprise de 23 employés, qui a célébré son 4e anniversaire en mars, compte ouvrir entre 10 et 15 poste grâce à la ronde de financement, en majorité à Montréal.

Outre son siège social et les futurs bureaux de Toronto et Paris, Potloc possède également un bureau à Lille, dans le nord de la France.

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