Perte nette pour Stingray au 1er trimestre, malgré une hausse des revenus

Publié le 12/08/2015 à 09:31, mis à jour le 12/08/2015 à 16:12

Perte nette pour Stingray au 1er trimestre, malgré une hausse des revenus

Publié le 12/08/2015 à 09:31, mis à jour le 12/08/2015 à 16:12

Par La Presse Canadienne

(Photo: Denis Lalonde)

Le fournisseur de services musicaux Groupe Stingray Digital (TSX:RAY.A) a l'intention d'être actif sur le marché des acquisitions au cours des prochains mois afin d'accroître sa présence aux quatre coins du globe.

Ayant tourné la page sur son entrée en Bourse, qui a eu lieu le 3 juin dernier, l'entreprise établie à Montréal s'attend à conclure entre trois et cinq transactions d'ici la fin de son exercice, en mars prochain, a expliqué mercredi son président et chef de la direction, Eric Boyko. 

«Ça été le statu quo pendant quatre mois en raison du premier appel public à l'épargne (PAPE), mais ensuite, nous avons été surpris par le nombre de personnes qui ont commencé à nous contacter», a-t-il expliqué, à l'occasion de sa première conférence téléphonique avec les analystes financiers.

D'ailleurs, le 23 juillet dernier, l'exploitant des chaînes musicales Galaxie, Concert TV et Karaoke Channel a réalisé sa première acquisition depuis son entrée en Bourse en mettant la main sur le groupe Brava, qui exploite trois chaînes musicales spécialisées dédiées à l'opéra, la musique classique et le jazz.

«C'est une belle acquisition de niche», a rappelé M. Boyko. 

Stingray a plongé dans le rouge au premier trimestre alors que sa perte nette s'est chiffrée à 1,8 million $, ou cinq cents par action, par rapport à un bénéfice net de 1 million $, ou trois cents par action, à la même période l'an dernier.

Cette performance s'explique par les coûts entourant l'entrée en Bourse (1,5 million $) ainsi que par un montant d'avantages tangibles (4,5 millions $) exigé par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans le cadre du PAPE.

Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, la société montréalaise a toutefois dégagé un bénéfice de 4,78 millions $, ou 12 cents par action, en hausse de 33%.

De leur côté, les recettes ont bondi de 27,3% pour atteindre un niveau record de 19,9 millions $, a souligné Stingray.

Ces résultats ont surpassé les attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui prévoyaient des revenus de 18,9 millions $ ainsi qu'un profit ajusté par action de cinq cents.

«Le PAPE nous a permis de réduire notre endettement et avec une nouvelle facilité de crédit renouvelable de 100 millions $, nous sommes en bonne position pour croître», a expliqué le grand patron du fournisseur de services musicaux.

De son côté, le bénéfice d'exploitation ajusté de Stingray - dont les chaînes rejoignent quelque 135 millions d'abonnés dans 127 pays - s'est chiffré à 7,2 millions $, en hausse de 22,8%.

«Les cibles d'acquisition de Stingray devraient contribuer annuellement à hauteur de 10 millions $ au bénéfice d'exploitation», a souligné dans un rapport l'analyste Adam Shine, de la Financière Banque Nationale.

L'entreprise a par ailleurs récemment conclu un partenariat avec AT&T afin de fournir entre autres plus de 100 chaînes musicales et une variété aux divers abonnés du géant américain des télécommunications.

En après-midi, à la Bourse de Toronto, le cours de l'action de Stingray demeurait inchangé, à 7$.

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