«On prend le virage, on n'a pas le choix» - Denis Coderre, maire de Montréal

Offert par Les Affaires


Édition du 18 Octobre 2014

«On prend le virage, on n'a pas le choix» - Denis Coderre, maire de Montréal

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Édition du 18 Octobre 2014

Denis Coderre, maire de Montréal. [Photo: Jérôme Lavallée]

La ville intelligente était au coeur de la mission économique de Denis Coderre en Californie, à la fin du mois de septembre. À son retour à Montréal, le maire nous a accordé une entrevue sur le sujet.

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Les Affaires - Vous avez beaucoup parlé de ville intelligente en campagne électorale. Presque un an plus tard, ça reste un concept flou. Qu'est-ce qu'une ville intelligente pour vous ?

Denis Coderre - Les Anglais disent «A smart city brings smart citizens». C'est un mode de gouvernance par lequel on cherche à mettre la technologie au service de la communauté. Par une meilleure coordination et une plus grande transparence, nous pouvons nous rapprocher des citoyens, parvenir à améliorer leur qualité de vie, tout en ayant un impact direct sur le développement durable.

L.A. - Montréal fait déjà partie des 21 villes intelligentes finalistes du concours Intelligent Community Awards. Qu'apportez-vous de plus ?

D.C. - Je viens de nommer Stéphane Goyette, directeur du Bureau de la ville intelligente et numérique. Du côté politique, Harout Chitilian, vice-président du comité exécutif et ingénieur en télécom, a été nommé responsable de ce dossier. Notre message est très, très clair : il y a une volonté politique. Notre objectif est d'être parmi les premières villes intelligentes en 2017.

L.A. - Un premier budget de 500 000 $ a été alloué au fonctionnement du Bureau de la ville intelligente et numérique. Sait-on combien coûtera l'ensemble des initiatives qui permettront d'atteindre cet objectif ?

D.C. - Les 500 000 $, c'était pour démarrer la machine, s'assurer qu'on puisse avoir une veille stratégique et s'occuper de la gestion des projets. Des dépenses s'ajouteront au fur et à mesure. Il est entendu que, lorsqu'on décide de mettre des GPS sur tous les camions [de déneigement], il y a un coût. Les investissements en TI par exemple devraient être augmentés d'une fois et demie au cours des trois prochaines années. Mais nos nouvelles façons de faire devraient aussi entraîner des économies grâce à l'élimination des dédoublements. [...] Quand un fonctionnaire sait que toutes ces données sont publiques, il a intérêt à ce que les choses se fassent. Ça lui met une saine pression.

L.A. - Est-ce que la Ville sera le maître d'oeuvre du développement d'applications ou est-ce que vous ouvrirez simplement les données aux développeurs indépendants et aux start-ups ?

D.C. - Personnellement, je n'ai pas de problème avec le partage. Quand tu as des données libres, ce n'est pas une question de profit. C'est une question de permettre au maximum de personnes de les utiliser à des fins publiques. On ne développe pas des applications pour qu'un autre les récupère et fasse de l'argent avec.

Ce qu'il faut par contre est de s'assurer d'avoir des vases communicants. [...] Ça peut se faire à l'interne comme à l'externe, ce que permettent les données ouvertes.

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