Nvidia se veut un géant de l'ère de l'intelligence artificielle

Publié le 14/09/2020 à 11:49

Nvidia se veut un géant de l'ère de l'intelligence artificielle

Publié le 14/09/2020 à 11:49

Par AFP
Le PDG de Nvidia, Jensen Huang

Le PDG de Nvidia, Jensen Huang (Photo: Getty images)

Le fabricant américain de processeurs graphiques Nvidia, qui a discrètement grandi à l'ombre des grands fabricants de semi-conducteurs, va accéder au rang des mastodontes de l'intelligence artificielle (IA) avec le rachat du britannique Arm, architecte de puces pour smartphones.

Le groupe de la Silicon Valley, basé à Santa Clara en Californie, est toujours dirigé par son cofondateur Jensen Huang, qui l'a créé en 1993 à l'âge de 30 ans. Acquis lundi pour un montant pouvant aller jusqu'à 40 milliards de dollars, son nom à la résonance mystérieuse ferait référence au mot latin Invidia, «envie». 

Spécialiste des processeurs graphiques 3D notamment pour l'industrie du jeu vidéo et des composants pour les centres de données, l'action de Nvidia, cotée sur le Nasdaq, a explosé ces derniers mois à Wall Street dans le sillage de l'envolée des groupes de la tech. 

Son titre a décollé de plus de 100% depuis le mois de mars. L'action qui avait terminé à 486,58 dollars vendredi était encore en forte hausse lundi à Wall Street après l'annonce du rapprochement, financièrement le plus important de l'histoire du secteur jusqu'ici.

Avant même de mettre la main sur Arm, leader dans l'architecture des plans pour semi-conducteurs, la capitalisation boursière du groupe américain a gonflé à 300 milliards de dollars, bien au-dessus de celle d'Intel, le numéro un du secteur, au chiffre d'affaires pourtant sept fois supérieur.

Pour 2020, à périmètre constant, Nvidia devrait réaliser près de 11 milliards de dollars de chiffre d'affaires.

«Nous voulons bâtir un groupe informatique pour l'ère de l'intelligence artificielle» (IA), a affirmé Jensen Huang, interrogé sur CNBC lundi. «La plus puissante force technique de notre temps est l'intelligence artificielle, c'est l'automatisation de l'automatisation, des logiciels écrivant des logiciels», s'est-il enthousiasmé. 

Le groupe va notamment explorer les possibilités offertes par l'intelligence artificielle grâce à l'écosystème d'Arm, société britannique qui avait été rachetée en 2016 par le Japonais Softbank.

Le patron de Nvidia a assuré vouloir conserver le siège d'Arm à Cambridge et y construire «un centre de recherche de classe mondiale en intelligence artificielle». Il y prévoit des embauches, a-t-il précisé sur CNBC.

Le rapprochement avec Arm risque de faire sourciller les autorités du respect de la concurrence. 

Jensen Huang assure, lui, que les deux groupes «sont merveilleusement complémentaires». La transaction ne constitue pas, selon lui, une consolidation industrielle comme celle de deux groupes de Dram (ndlr: composants de mémoires dynamique) se rachetant l'un l'autre.

En comptant l'acquisition pour 7 milliards de dollars au printemps dernier du fabricant de microprocesseurs israélien Mellanox Technologies, «nous avons ici l'opportunité de construire ensemble la prochaine plateforme informatique majeure», a encore affirmé le dirigeant de Nvidia.


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