Mon Mannequin Virtuel fait faillite

Publié le 10/11/2009 à 13:20

Mon Mannequin Virtuel fait faillite

Publié le 10/11/2009 à 13:20

Par Martin Jolicoeur

Mon Mannequin Virtuel fait face à des créances impayées de 6,4 M$. Photo : DR

Mon Mannequin Virtuel, une vedette de la Cité du multimédia de Montréal, vient de déclarer faillite.

L’entreprise de la rue Queen, à Montréal, fait face à des créances impayées de 6,4 M$, dont un peu plus du dixième seulement (ou 752 837$) sont garanties. Une ordonnance de séquestre de la Cour Supérieure a été rendue dans ce dossier le 30 octobre.

Des 5,6M$ de créanciers non garanties, Sears Rockbuck et Capital régional et coopératif Desjardins sont ceux qui semblent le plus affectés. Sears est en attentes de paiement de 2,645 M$ de la montréalaise, alors que Capital régional et coopératif Desjardins se retrouve avec des comptes en souffrance de 2,614M$

La présidente et co-fondatrice de l’entreprise, Louise Guay, ne figure pas sur la liste préliminaire des créanciers. Mais son acolyte des premières heures, Jean-François St-Arnaud, co-fondateur et chef de la direction, fait face à des pertes potentielles de 259 604$.

Les principaux créanciers garantis sont Sears Financial Holding Corp, de Greenville au Delaware, avec un montant de réclamation de 466 320$ et Capital régional et coopératif Desjardins, pour une somme de 281 297$.

Un avis a été envoyé aux créanciers le 5 novembre dernier par PriceWaterhouseCoopers, le syndic associé au dossier. Ces derniers sont convoqués à une première assemblée des créanciers, le 23 novembre prochain, à 11 heures.

Des millions d'aides gouvernementales

Mon Mannequin Virtuel a été fondée en 2000 par Louise Guay et Jean-François St-Arnaud, après avoir créé Public Technologies Multimédia inc. (PTM) en 1993. PTM est devenue officiellement Mon Mannequin Virtuel en 2000. Parmi ses principaux clients, le site de l’entreprise cite au passage Sears, Land’s End, Speedo, Marie Claire, Best Buy.

Au début des années 2000, l'entreprise avait profité des programmes mis sur pied par le gouvernement du Parti québécois au moment de la création de la Cité du Multimédias. Le gouvernement du Québec accordait entre autres,  pendant 10 ans un crédit fiscal annuel équivalent à 40 % des salaires versés, avec un maximum de 15 000 $ par employé, un congé d'impôt sur le revenu, des exemptions de taxes sur le capital et le remboursement d'une partie des coûts des équipements. 

Au moment d’écrire ces lignes, ni Louise Guay, ni Jean-François St-Arnaud, co-fondateurs et dirigeants de l'entreprise n’avaient répondu à notre demande d’interview. 

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