Les écoles de programmation non traditionnelles se multiplient


Édition du 16 Août 2014

Les écoles de programmation non traditionnelles se multiplient


Édition du 16 Août 2014

L’école privée 42, en France, qui offre une formation gratuite de trois ans, a accueilli ses 1 000 premiers étudiants en novembre 2013, explique son directeur général, Nicolas Sadirac.

Les bootcamps de programmation, qui se proposent de transformer des non-initiés en programmeurs Web en quelques mois, se sont multipliés à la vitesse grand V depuis 2012. Quoique plus nombreuses à San Francisco, de telles écoles ont ouvert leurs portes dans de nombreuses villes nord-américaines, dont Toronto et Vancouver. Surfant sur la pénurie globale de programmeurs, ces écoles assurent qu'un grand nombre de leurs diplômés sont embauchés à titre de programmeurs, à des salaires allant jusqu'à 100 000 $.

«Après une semaine, je voulais abandonner, car je ne comprenais rien, mais un jour, ça a débloqué soudainement ; j'ai fait des liens et j'ai commencé à apprendre», relate Taylor Gendron, un consultant en TI de Québec qui a terminé en décembre 2013 le programme de neuf semaines de Bitmaker Labs, à Toronto. Il a payé 9 000 $ pour sa formation, sans compter ses frais d'hébergement.

Si on qualifie les programmes comme celui de Bitmaker Labs de bootcamp, c'est parce qu'ils exigent de leurs étudiants de nombreuses heures de travail. Au sein de Bitmaker Labs, la charge de travail hebdomadaire d'un étudiant est évaluée à 60 heures, mais d'autres écoles requièrent jusqu'à 100 heures : «Ça finissait officiellement à 18 h, mais tout le monde restait au moins jusqu'à 21 h, et certains, jusqu'à tard dans la nuit», relate Taylor Gendron.

Avant de se joindre au programme, Taylor Gendron n'avait jamais programmé. Aujourd'hui, il est capable de concevoir une application Web d'un bout à l'autre. Contrairement à la plupart de ses camarades de classe, toutefois, Taylor Gendron n'a jamais eu l'intention de devenir programmeur.

Aussi, après Bitmaker Labs, le Québécois a repris son travail de consultant là où il l'avait laissé, chez Connected Brains, à Québec : «Mon objectif était d'apprendre à mieux communiquer avec les ingénieurs et les clients, explique Taylor Gendron. Cela dit, pour quelqu'un comme moi qui ne convoite pas un poste de programmeur, l'investissement dans un bootcamp n'en vaut pas la peine.»

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