Le FMI croit dans l'efficacité des interventions

Publié le 08/10/2008 à 00:00

Le FMI croit dans l'efficacité des interventions

Publié le 08/10/2008 à 00:00

La relance de la croissance mondiale repose sur la capacité du secteur financier à procéder de manière ordonnée à sa restructuration. Celle-ci passe par l’allègement de l’effet de levier sur lequel les banques se sont appuyées et qui les affaiblit.

Le processus comprend trois étapes. Dans un premier temps, les banques devront sortir de leurs bilans les actifs dépréciés et ensuite lever du capital pour compenser les pertes ainsi inscrites. Enfin, elles devront adopter de nouveaux modèles d’affaires.

Les deux premières étapes sont les plus urgentes. La partie la plus difficile de l’opération s’avère la vente d’actifs dépréciés alors que personne ne se porte acheteur pour ces actifs et les marchés sont, par conséquents, gelés. Des ventes précipitées à prix bradées risquent de fragiliser davantage la structure du capital des banques. C’est la raison pour laquelle les États interviennent pour racheter ces actifs.

En ce qui a rapport avec la levée de capitaux, les banques ont déjà déployés des efforts considérables. Elles ont levé un total de 431 milliards de dollars. Un montant impressionnant mais qui demeure plus faible que les dépréciations d’actifs qui s’élèvent à 584 milliards de dollars. Là encore, les injections directes de capital de la part des gouvernements dans les bilans bancaires vont pallier à cette situation.

Reste que le processus de réduction d’effet de levier et de recapitalisation sera lent. Pendant la prochaine période allant jusqu’en 2012, le FMI estime que la croissance des crédits bancaires sera inférieure à 5%, alors qu’elle était supérieure à 10% lors des dix dernières années.

À défaut de crédit, l’économie mondiale ne connaitra pas de rebond rapide, mais reprendra très lentement à partir de la deuxième moitié de 2009, pense John Lipsky. Les actions soutenues des gouvernements en faveur de la croissance soutiendront les restructurations des banques dans la mesure où ils limiteront les dégâts causés par la détérioration possibles des portefeuilles de prêts.

«Les risques pesant sur l’économie mondiale dans le court terme sont évidents. Il reste encore beaucoup de travail à faire», affirme John Lipsky.

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