Facebook met de l'avant ses efforts anti-désinformation

Publié le 22/03/2021 à 15:38

Facebook met de l'avant ses efforts anti-désinformation

Publié le 22/03/2021 à 15:38

Par AFP
Mark Zuckerberg.

Jeudi, le fondateur et patron de Facebook, Mark Zuckerberg, va devoir répondre aux questions d'élus américains. (Photo: Getty images)

Facebook a fait valoir lundi ses progrès en matière de lutte contre la désinformation, trois jours avant une audition au Congrès américain sur ce sujet qui mobilise aussi bien les élus démocrates que républicains.

Le géant des réseaux sociaux a désactivé plus d'1,3 milliard de faux comptes rien que pendant le dernier trimestre de l'année 2020, d'après un communiqué.

La détection et le blocage en bonne partie automatisés des profils non authentiques, qui servent à répandre des rumeurs et autres contenus mensongers, sont au coeur de l'arsenal des équipes de modération du groupe.

«Nous avons toutes les raisons d'être motivés pour tenir la désinformation à distance de nos applis et nous avons pris de nombreuses mesures pour y parvenir, aux dépens de la croissance du nombre d'utilisateurs et de l'engagement», a souligné Guy Rosen, vice-président en charge de l'intégrité des plateformes du groupe.

Jeudi, le fondateur et patron de Facebook, Mark Zuckerberg, va devoir répondre aux questions d'élus, aux côté de Jack Dorsey (Twitter) et Sundar Pichai (Google).

«Depuis trop longtemps, les +big tech+ refusent de reconnaître le rôle qu'ils jouent dans la création et la propagation d'informations délibérément fausses», ont déclaré les présidents des commissions parlementaires qui ont convoqué les trois dirigeants de la Silicon Valley.

«L'auto-régulation de l'industrie a échoué», ont-ils ajouté alors que les tensions entre les réseaux sociaux et les politiques se sont amplifiées au cours de l'année passée, de la campagne électorale aux émeutes causées par des partisans extrémistes de Donald Trump le 6 janvier à Washington.

Facebook compte plus de 35 000 personnes chargées de modérer les échanges et de lutter contre les abus, comme les campagnes de manipulation de l'opinion.

Ces équipes ont ainsi retiré plus de 100 réseaux coupables de «comportement inauthentique» (comme la création de faux comptes) ces trois dernières années.

Elles ont largement recours à l'intelligence artificielle, très efficace contre la fraude et les pourriels, mais aussi de plus en plus contre la désinformation.

Les systèmes automatiques de l'entreprise ont retiré plus de 12 millions de contenus trompeurs sur la COVID-19 ou les vaccins depuis le début de la pandémie, d'après Facebook.

La plateforme a aussi investi dans un vaste programme de vérification des informations par des tiers indépendants (dont l'AFP) pour identifier les informations douteuses, réduire leur circulation et publier des articles de vérification.

«Malgré tous ces efforts, certains croient que nous avons des intérêts financiers à tolérer la désinformation», a remarqué Guy Rosen. «C'est le contraire qui est vrai».

Des ONG, observateurs et élus accusent Facebook de profiter de ce fléau pour garder l'attention de ses utilisateurs, moteur de son modèle économique fondé sur la publicité.

Sur le même sujet

Fuite de données: ouverture d'une enquête sur Facebook

14/04/2021 | AFP

Le régulateur veut déterminé si la plateforme a respecté ses obligations en matière de contrôle des données.

À surveiller: Alphabet, Facebook et Metro

14/04/2021 | Stéphane Rolland

Que faire avec les titres d’Alphabet, Facebook et Metro? Voici quelques recommandations d’analystes.

À la une

Québec scellera bientôt le sort de Lithium Amérique du Nord

16/04/2021 | François Normand

ANALYSE - Trois entreprises seraient encore dans la course pour acheter la minière: une québécoise et deux étrangères.

Entrepreneuriat: le «trou noir» afflige le Québec

16/04/2021 | Emmanuel Martinez

La pérennité des nouvelles entreprises est faible dans la province, démontre une étude de l’UQTR.

La devise des entrepreneurs québécois: «Je veux changer le monde»

16/04/2021 | Emmanuel Martinez

Contrairement à ceux de l'étranger, les entrepreneurs québécois veulent «changer le monde», selon une étude de l'UQTR.