La télé au volant? Londres revoit ses règles pour les voitures autonomes

Publié le 20/04/2022 à 11:57

La télé au volant? Londres revoit ses règles pour les voitures autonomes

Publié le 20/04/2022 à 11:57

Par AFP

Les conducteurs seront autorisés à regarder «des contenus non liés à la conduite sur des écrans intégrés» à l'habitacle, «pendant que le mode de conduite automatisée contrôle le véhicule». (Photo: 123RF)

Londres — Les automobilistes britanniques pourraient bientôt être en mesure de regarder des films à bord d'une voiture autonome sans être tenus responsables en cas d'accident, tandis que la conduite automatique est aux manettes, d'après un projet gouvernemental.

Selon des propositions de modification réglementaire dévoilées mercredi par le département britannique des Transports (DfT), les conducteurs seront autorisés à regarder «des contenus non liés à la conduite sur des écrans intégrés» à l'habitacle, «pendant que le mode de conduite automatisée contrôle le véhicule».

Les assureurs devront alors prendre en charge les dommages, même si d'après une loi de 2018, ils ont le droit de mener des enquêtes sur les sinistres et de se reporter le cas échéant sur des tiers comme le fabricant d'une voiture.

Les automobilistes devront toutefois «être prêts à reprendre le contrôle de leur véhicule rapidement, par exemple en approchant d'une sortie d'autoroute», détaille le communiqué.

L'utilisation des téléphones va toutefois rester proscrite, en raison du «risque élevé qu'ils posent» en distrayant les conducteurs, précise le DfT dans son communiqué mercredi.

La technologie des voitures autonomes se développe rapidement à travers le monde, les États-Unis menant la course pour l'instant, et expérimentant notamment les camions «self-driving». 

Le Royaume-Uni espère voir les premières voitures autonomes sur ses routes d'ici la fin de l'année, avec dans un premier temps des véhicules circulant à «faible vitesse sur les autoroutes, notamment pendant les embouteillages».

Le gouvernement espère mettre au point un cadre juridique complet d'ici 2025.

La réforme envisagée de la réglementation routière britannique survient quelques semaines après celle annoncée par l'agence américaine de sécurité routière (NHTSA).

Londres estime que le développement de la technologie pourrait générer autour de 38 000 nouveaux emplois en Grande-Bretagne, dans un marché qui devrait peser près de 42 milliards de livres d'ici 2035.

Trudy Harrison, ministre des Transports, estime que les véhicules autonomes «vont révolutionner la manière dont nous voyageons et vont rendre nos futurs trajets plus verts, sûrs et fiables».

Le DfT estime que la technologie pourrait améliorer la sécurité sur les routes britanniques en réduisant les erreurs humaines, qui contribuent à hauteur de 88% aux collisions.

Cette industrie dans laquelle sont engagés la plupart des grands constructeurs automobiles, tout comme les géants des technologies, promet par ailleurs de générer des dizaines de milliers d'emplois et des revenus colossaux.

La NHTSA a toutefois lancé l'été dernier une enquête après une série de collisions de Tesla équipées du système «Autopilot» avec des véhicules de premiers secours.

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