Wealthsimple est «bien financée», selon le PDG de Power Corporation

Publié le 08/08/2022 à 11:37, mis à jour le 08/08/2022 à 17:21

Wealthsimple est «bien financée», selon le PDG de Power Corporation

Publié le 08/08/2022 à 11:37, mis à jour le 08/08/2022 à 17:21

Par La Presse Canadienne

Power Corporation du Canada a déprécié de 57% la valeur de son investissement dans le cadre de ses résultats du deuxième trimestre. (Photo: La Presse Canadienne)

Power Corporation du Canada n’aura pas à se porter au chevet de Wealthsimple, qui est «bien financée» dans l’immédiat, assure son président et chef de la direction, Jeffrey Orr.

Le conglomérat de la famille Desmarais, qui a une participation de 54,5% dans la fintech de services financiers, a déprécié de 57% la valeur de son investissement, dans le cadre de ses résultats du deuxième trimestre. L’investissement vaut 900 millions de dollars (M$) en date du 30 juin 2022, comparativement à 2,1 milliards de dollars (G$) à la même période l’an dernier.

Wealthsimple compte parmi les entreprises technos canadiennes qui ont dû revoir leurs ambitions de croissance maintenant que les consommateurs reviennent dans les commerces physiques et que l’horizon économique semble incertain. L’entreprise, basée à Toronto, a dit à ses employés, en juin, qu’elle mettait à pied 13% de ses effectifs.

Malgré ce revers, M. Orr a défendu Wealthsimple, lundi, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes financiers. «La direction a fait un travail incroyable afin de créer une marque. Elle a un grand bassin de clientèle. Les clients sont satisfaits et rapportent une bonne expérience. Ce segment du marché, c’est la prochaine génération.»

Wealthsimple est «bien financée» pour le moment et n’aurait pas besoin davantage de capitaux à court terme, assure le dirigeant, qui ajoute que la question demeure ouverte à plus long terme.

Pour Power Corporation, son investissement dans Wealthsimple était une manière de s’exposer aux fintechs et de «voir ce qui allait se passer». La direction n’a pas déterminé quel sera le rôle de l’entreprise au sein du conglomérat à long terme et garde ses options ouvertes.

«Ce n’est pas que le pari d’un gestionnaire d’actif: nous sommes dans l’industrie des services financiers. Nous avions voulu prendre une participation pour voir ce qui allait arriver et avoir un pied dans le secteur numérique en émergence. Si nous allons rester à long terme ou pas, je crois que c’est une décision à prendre dans le futur.»

En juin, le chef de la direction de Wealthsimple, Michael Katchen, avait écrit à ses employés que la société se recentrait sur ses activités principales, comme les services d’investissement et bancaires, et sur les produits qui, selon lui, alimenteront l’innovation financière, comme les cryptomonnaies.

L’entreprise réduira ses investissements dans d’autres domaines tels que les paiements entre pairs, les services fiscaux et marchands et restructurera les équipes dédiées au recrutement, au marketing, à la réussite des clients et à la recherche.

Résultats inférieurs aux attentes

La direction a fait cette mise à jour tandis que Power Corporation a dévoilé des résultats inférieurs aux attentes du marché au deuxième trimestre dans un contexte économique «difficile» pour l’industrie financière.

M. Orr a mentionné que les marchés boursiers et les marchés obligataires ont descendu en tandem. Les sorties de fonds pour l’industrie des fonds communs canadiens ont atteint une somme record pour un deuxième trimestre depuis au moins dix ans.

Le conglomérat a dévoilé un bénéfice net de 527M$, comparativement à 994M$ à la même période l’an dernier.

Le bénéfice ajusté dilué par action s’établit à 87 cents, contre 1,51$ par action. Avant la publication des résultats, les analystes anticipaient un bénéfice par action de 95 cents, selon la firme de données financières Refinitiv. «C’était un contexte difficile, mais les résultats demeurent solides», estime le chef des finances, Gregory Tretiak.

Un des objectifs que poursuit Power Corporation, qui a réorganisé ses activités en 2020, est de réduire l’écart entre la valeur de son actif net et le prix de son action. L’écart qui avoisinait les 35% en 2015 atteint 17% en juin 2022.

L’analyste Graham Ryding, de Valeurs mobilières TD, estime que cette réévaluation du marché est justifiée. «Ce rabais moins important sur la valeur de l’actif net est justifié quand on tient compte des progrès réalisés dans la simplification de l’entreprise, de l’amélioration de la divulgation de l’information financière, de la réduction des dépenses, de la création de valeur dans certains investissements et de la création d’une plateforme de placements alternatifs en forte croissance.»

L’action de Power Corporation perdait 72 cents, ou 2,07%, à 33,99$ à la fermeture de la Bourse de Toronto.

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