Tinder: sulfureuses accusations et poursuite judiciaire

Publié le 14/08/2018 à 13:49

Tinder: sulfureuses accusations et poursuite judiciaire

Publié le 14/08/2018 à 13:49

Par AFP

[Photo: 123RF]

Les co-fondateurs et des managers de Tinder attaquent en justice les actuels propriétaires de l'application de rencontres, qu'ils accusent d'avoir «manipulé» les informations financières pour les priver de milliards de dollars leur revenant.

Le PDG par intérim, Greg Blatt, est également accusé de harcèlement sexuellement à l'encontre de la directrice de la communication et du marketing, Rosette Pambakian.

Il l'aurait tripotée, selon la plainte, sans son consentement lors de la fête de fin d'année de l'entreprise en 2016 à Los Angeles. Mme Pambakian est partie prenante de la plainte.

Match.com a racheté Tinder en 2013 et a été acquis à son tour par InterActive Corp (IAC), groupe appartenant au milliardaire américain Barry Diller, deux ans plus tard.

Dans leur plainte, déposée mardi devant un tribunal de New York, les plaignants, une dizaine en tout dont les fondateurs de Tinder Sean Rad, Jonathan Badeen et Justin Mateen, accusent IAC et Match d'avoir mis en place une combine pour les «duper».

Celle-ci «consistait à soutirer des milliards de dollars aux plaignants en violant leurs droits contractuels», peut-on lire dans les documents judiciaires.

Pour ce faire, IAC et Match auraient sous-évalué «volontairement» Tinder en mettant en avant de fausses informations dans le but de réduire la valeur de leurs stocks-options, selon la plainte.

IAC et Match auraient créé de toutes pièces des «projections financières fausses, gonflé les coûts et créer un univers dans lequel Tinder stagne».

Or le chiffre d'affaires, affirment les plaignants, devrait être de 800 millions de dollars en 2018 contre 350 millions il y a 5 ans.

IAC et Match auraient notamment passé sous silence les retombées financières des nouveaux produits, «alors que des données existantes confirment que ces produits vont doper les bénéfices de Tinder».

En nommant Greg Blatt, PDG de Match, comme patron par intérim de Tinder en décembre 2016, IAC et sa filiale voulaient «contrôler la valorisation de Tinder», juste au moment où il fallait déterminer la valeur des stock-options octroyés aux employés, poursuivent les plaignants. 

M. Blatt, avancent-ils, est le «laquais de Barry Diller» et «est connu pour avoir un tempérament volcanique et n'hésite pas à recourir aux menaces comme licencier les salariés osant le contredire».

En tout, les plaignants réclament «au moins» 2 milliards de dollars en dommages et intérêts.

Outre les trois co-fondateurs, les autres plaignants font partie des tout premiers employés de Tinder, fondé en 2012 pour révolutionner les rencontres amoureuses.

 


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