Lexya veut simplifier la vente de livres scolaires sur les campus

Publié le 19/08/2019 à 09:46

Lexya veut simplifier la vente de livres scolaires sur les campus

Publié le 19/08/2019 à 09:46

Par Pascal Forget
Des livres scolaires dans une bibliothèque.

(Photo: 123RF)

La première corvée de la rentrée au cégep et à l’université, c’est de se procurer au meilleur prix les livres nécessaires pour ses cours. Lexya, une jeune entreprise de Québec, veut faciliter le processus pour simplifier la vie des étudiants.

Son site est un portail unique pour acheter et vendre des livres scolaires neufs ou d’occasion, autant physiques que numériques. Les membres des associations étudiantes participantes s'y connectent à partir d'un portail personnalisé. Il n'y a qu'a taper le numéro d'un cours pour voir les livres requis offerts.

Des associations étudiantes à l’ÉTS, l’Université Laval, et de l’UQAR Campus de Lévis sont partenaires du projet depuis le départ à la session d’hiver 2018. La Sphère de Services de l'AÉESG de l’UQAM s’est ajoutée, ce qui porte à 60 0000 le nombre d’étudiants qui pourront utiliser la plateforme à la rentrée de septembre.

Mais Lexya entre en compétition avec les coops étudiantes et des réseaux de distribution de livres, qui pour l’instant n’ont pas voulu participer au projet.

«Notre plan d’affaires était de collaborer avec les coopératives scolaires, qui ont décidé de prendre une approche plus protectionniste. Les coops locales avaient de l’intérêt, mais les négociations ont bloqué au-dessus. Quelque chose que nous avons trouvé un peu injuste pour nous qui travaillons en toute transparence», raconte Jean-Michel Veillette, cofondateur de Lexya. La société aurait aimé que les coops s’occupent du côté logistique, comme les relations avec les maisons d’édition et la livraison des livres neufs.

Rien pour décourager les fondateurs. «Nous ne nous arrêterons pas. On nous compare à Uber et AirBnB, mais ce n’est pas notre objectif; nous ne voulons pas être la bête noire qui dérange. Nous sommes très ouverts aux collaborations, mais nous pensons aux étudiants d’abord.», affirme M. Veillette.

«C’est notre naïveté de jeunesse qui fait qu’on est ici. Nous ne connaissions rien avant d’entrer dans le domaine. Avoir su le contexte de cette industrie avant, je ne sais pas si on se serait lancé!» Pour comprendre le milieux, les entrepreneurs ont rencontré plus de 110 acteurs du monde du livre scolaire dans la première année, allant des professeurs aux éditeurs.

Lexya veut conclure des ententes pour offrir davantage de livres neufs et de livres numériques, pour les proposer sur sa plateforme à un prix de 5 à 10% moins élevé que la concurrence. Mais en ce moment, l’entreprise doit gérer les envois et passer par Amazon pour certains livres.

Si le nombre de livres neufs vendus augmente trop vite, l’équipe de Lexya devra réagir vite. «Si les livraisons ne suffisent pas, c’est un beau problème. On va appeler nos parents à la limite!» mentionne M. Veillette en riant. Le marché des livres scolaires est en effet très saisonnier: de 80 à 85% des transactions se font dans les 3 premières semaines de cours.

Depuis le lancement, plus de 2000 transactions ont été effectuées; 95% d’entre elles étaient pour des livres d’occasion. Dans ce cas, l’entreprise ne prélève ni commission, ni frais, mais ne fait que mettre en contact les étudiants.

Pour l’instant, les revenus de l’entreprise sont majoritairement générés par les licences annuelles payées par les associations étudiantes partenaires, dont le montant est calculé en fonction du nombre d’étudiants représentés et des cotisations perçues.

Les deux cofondateurs, Jean-Michel Veillette et Marc-Antoine Paquet, travaillent à temps plein pour l’entreprise depuis la fin de leur baccalauréat en administration à l’Université Laval en avril 2018. Mais leur travail a commencé bien avant. Le cofondateur estime qu’être aux études est le meilleur moment pour partir en affaires. «Nos projets scolaires étaient axés sur notre entreprise. Ça nous a beaucoup aidés!»

Pour compenser le manque de ressources, la compagnie a utilisé la technique du «bootstrapping», travaillant avec un minimum de ressources et de simples maquettes illustrant leur projet. La création de la plateforme n’a débuté qu’une fois les premières ententes signées. Un travail réalisé par Spektrum Média, la firme de développement web de Québec qui les a accueillis dans son programme d’incubateur appelé Apollo 13 dès janvier 2017. Six personnes sont maintenant impliquées dans le projet.

Pour la session d’hiver 2020, 2 associations étudiantes s’ajouteront aux clients de Lexya. L’entreprise aimerait doubler le nombre d’associations étudiantes participantes pour 2019, et vise ensuite le marché du Canada, avec un potentiel de développement en Europe.

L’entreprise a reçu un appui financier de 50 000$ de la Ville de Québec. Elle bénéficie aussi du programme de mentorat offert par Adopte inc.


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