Les terroristes du Hamas derrière l’attaque d’Israël ont été financés en dollars américains

Publié le 16/10/2023 à 11:50

Les terroristes du Hamas derrière l’attaque d’Israël ont été financés en dollars américains

Publié le 16/10/2023 à 11:50

Par François Remy

Comme tout régime politique, le Hamas dispose d’alliés, de soutiens et donc de bailleurs de fonds internationaux. (Photo: Getty Images)

LES CLÉS DE LA CRYPTO. Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur de ce monde. Quel calvaire de devoir même réviser les informations du Wall Street Journal! Le vénérable titre de presse économique a calomnieusement induit que les cryptos avaient financé la salve d’attentats qui a coûté la vie à plus de 1600 Israéliennes et Israéliens.

(Illustration: Camille Charbonneau)

Mal informer le public, c’est ajouter du bruit médiatique à la confusion de ce monde. Quelques jours après les attaques orchestrées par le Hamas contre Israël, on avait raison au Wall Street Journal (WSJ) de relayer cette interrogation légitime: comment ces attentats ont-ils été financés? Mais la réponse parcellaire et biaisée que le quotidien new-yorkais a fournie n’a guère participé à l’éducation des masses à la nuance.

En annonçant que «les miliciens du Hamas à l’origine de l’attaque d’Israël ont levé des millions en cryptomonnaies», le WSJ a inféré que les transactions en monnaies numériques empêchaient les autorités d’assécher les sources de financements étrangers du terrorisme.

Citant diverses entreprises spécialisées en décryptage de données de chaînes de bloc et traque de fonds sur ces réseaux décentralisés, l’article en question chiffrait à 41 millions de dollars américains (M$US) l’aide financière perçue en cryptos par le Hamas sur un peu plus de deux ans.

Avant tout, rappelons que le Hamas constitue le gouvernement de la Bande de Gaza. Le mouvement islamiste de résistance palestinienne administre ainsi une zone urbaine de quelque 2 millions d’habitants. Une population vivant dans la pauvreté en bordure orientale de la Méditerranée.

Le Hamas dispose également d’une branche militaire de plusieurs milliers d’hommes. Selon le magazine Forbes, l’organisation terroriste gère un budget annuel de près de 1 milliard de dollars américains (G$US).

 

Aides «humanitaires» externes

Comme tout régime politique, le Hamas dispose d’alliés, de soutiens et donc de bailleurs de fonds internationaux. À l’instar du Qatar. Depuis 2014, Doha a déjà versé plus de 2,1G$US en aides financières. Actuellement, les dirigeants qataris versent chaque mois 30M$US, sous forme d’allocations familiales, pour payer le carburant des groupes électrogènes ou les salaires du secteur public, à ce qu’ils appellent «la plus grande prison à ciel ouvert» depuis le blocus israélien. Autrement dit, à lui seul, le Qatar verse en moins de deux mois plus que ce que le Hamas a pu récolter en cryptomonnaies en deux ans. Et ce, grâce à la monnaie d’échange international par excellence, le bon vieux billet vert.

Parallèlement, une des puissances du Moyen-Orient, «l’axe de résistance contre Israël», entretient également avec le Hamas des liens étroits: l’Iran. Un leader de l’organisation terroriste palestinienne avait révélé que Téhéran leur avait versé 70M$US en 2022 pour les aider à développer des systèmes de défense avec missiles. Précisant que si plusieurs pays finançaient le Hamas, l’Iran en était certainement le plus généreux donateur.

En plus, au travers de l’organisation dite des «Gardiens de la révolution islamique» (IRGC), l’Iran s’est doté d’un important mécanisme pour cultiver et soutenir les groupes terroristes à l’étranger. L’IRGC fournit un appui financier et matériel, des formations, des transferts de technologie, des conseils, et jusqu’à 100M$US par an versé aux groupes terroristes palestiniens, dont notamment le Hamas, documente le Département d’État des États-Unis dans ses derniers Rapports nationaux sur le terrorisme.

Tout ceci avant même d’évoquer le premier flux financier, la réallocation des ressources au sein même de l’économie locale, pourtant extrêmement précaire.

 

À SUIVRE: Taxation des Gazaouis et inflation incontrôlable

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