Le fournisseur de services MicroSerum lance un deuxième centre de données à Montréal

Publié le 26/07/2019 à 12:00

Le fournisseur de services MicroSerum lance un deuxième centre de données à Montréal

Publié le 26/07/2019 à 12:00

Par Pascal Forget
Un technicien

Microserum (Photo: courtoisie)

Le fournisseur de services informatiques MicroSerum ouvre un deuxième centre de données à Montréal, sept mois après le lancement public de son premier, en décembre 2018.

La croissance était nécessaire pour mieux servir sa clientèle commerciale. «Il y a un peu plus d’un an, nous avons commencé la construction de notre premier centre de données pour offrir des infrastructures d’affaires.», indique Karl Morin, le PDG. À ses débuts, l’entreprise offrait des serveurs web de courriel, de jeu et de sites web destinés aux consommateurs et aux très petites entreprises.

«Avant, on louait des serveurs, maintenant, c’est nous qui les offrons», ajoute-t-il avec fierté.

Si l’équipe a bâti elle-même son premier centre de données à LaSalle, elle s'est plutôt tournée vers un local partagé qui héberge d’autres clients, dont des serveurs d'autres grands joueurs de l'infonuagique, pour son second. Le grand avantage est l’accès rapide à plus de bande passante. «En cas de besoin, nous pouvons en ajouter en moins de 24 heures, alors qu’amener la fibre optique nécessaire dans notre premier centre pouvait prendre plusieurs semaines.»

Contrairement à beaucoup de ses compétiteurs qui louent leur bande passante à un seul fournisseur, comme Vidéotron ou Bell, «Nous avons un accès direct à plusieurs fournisseurs. Ça nous donne le contrôle sur la qualité du service offert; une panne d’un fournisseur de réseau ne nous affecte pas.»

Jeune entreprise, jeune entrepreneur

M. Morin a 19 ans. Il a cofondé MicroSerum en juin 2017 avec Gabriel Boutin, alors qu’ils étaient encore au Collège de Maisonneuve en technique informatique. «Nous étions deux grands autodidactes; on voulait avoir un défi, quelque chose pour nous forcer à apprendre; on a lancé le projet». Ils ont négocié avec la direction du cégep pour travailler à temps plein sur leur start-up tout en étant crédités dans leurs cours d’informatique en fonction de la reconnaissance des acquis. Malgré la résistance de certains professeurs plus conservateurs, ils ont eu d’excellents retours. Pour lui, «Côté affaires, on n’aurait pas pu faire autrement. Pouvoir travailler à temps plein sur l'entreprise sans compromettre nos études nous a permis de faire avancer les choses bien plus rapidement.»

Parmi les clients de MicroSerum, il y a des producteurs laitiers, des firmes d'ingénierie ou de climatisation, qui hébergent leurs copies de sauvegarde, leur intranet et leurs bases de données. «Nos clients ont un département d’informatique, mais ne veulent pas s’occuper de l’infrastructure. Ils n’ont qu’à s’occuper des applications qu’ils utilisent, nous nous occupons de la conception et de l’entretien des serveurs.»

Le premier centre avait requis un investissement de 100 000$, financé à environ 70% par le capital de l’entreprise, le reste par la Futurpreneur et la Banque de développement du Canada.

Comme le deuxième centre de données n’a pas à être construit, l’investissement est cette fois moins élevé: il atteint environ 25 000 dollars. Un montant qui va augmenter en fonction des contrats à venir. «La colocation engage des coûts plus linéaires, contrairement à la progression "par marche" du premier centre.»

Et quelle est la prochaine étape? «Déployer un troisième petit centre de données vers la fin de l'année si notre croissance se maintient, pour se connecter à des réseaux américains et européens qui ne sont accessibles que du centre-ville de Montréal pour le moment.» Il prévoit embaucher 4 personnes à temps plein et doubler le chiffre d'affaires dans la prochaine année.

MicroSerum a plus de 2200 clients et gère une dizaine d’employés, incluant des consultants et des sous-traitants à temps partiel au Canada et en France. Elle offre des services d’hébergement, mais aussi de gérance et de conseil informatique.

Toutes les actions sont détenues par des membres de l’entreprise, mais les dirigeants demeurent ouverts à des opportunités d’investissement.

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