La transformation numérique, il faut d’abord y croire!

Publié le 06/11/2020 à 12:15

La transformation numérique, il faut d’abord y croire!

Publié le 06/11/2020 à 12:15

Par Claudine Hébert

Jean-François Marcoux, associé directeur, White Star Capital (Photo: courtoisie)

TRANSFORMATION NUMÉRIQUE. S’il y a un entrepreneur bien au fait des défis que comporte le virage numérique, c’est bien Jean-François Marcoux. « Lorsque nous avons fondé White Star Capital il y a sept ans, simultanément à New York et Londres, il y avait de nombreux investisseurs internationaux qui riaient de nous», se souvient le cofondateur de la firme de capital de risque qui privilégie le financement de sociétés technologiques depuis sa création en 2013.

Plusieurs experts financiers, poursuit-il, se demandaient comment une nouvelle société de capital d’investissement en technologie réussirait à être prise au sérieux dans le Nord-est américain alors que les principales innovations prenaient forme en Californie. « Pourtant mon associé Éric Martineau-Fortin et moi étions convaincus qu’il pouvait y avoir des champions de l’innovation partout. Et particulièrement de ce côté-ci du continent. Notre flair nous a donné raison », soutient le financier qui sera présent lors de la 3e édition du Salon Connexion Les Affaires, présenté en mode virtuel les 10, 11 et 12 novembre prochain par les Événements Les Affaires.

Jusqu’à maintenant, dit-il, sa société a permis de lever plus de 2 G$ de capitaux pour une trentaine d’entreprises nord-américaines et européennes. Parmi ces sociétés aidées par White Star Capital, on retrouve le service américain de livraison de repas Freshly qui vient d’être acheté en octobre par le géant Nestlé au coût de 1,5 G$ US. « White Star Capital, qui a participé à la première ronde de financement en 2015, détenait 7,5% des actions de cette entreprise. Cet investissement nous permet de remporter 12 fois notre mise », signale fièrement Jean-François Marcoux.

Invité à titre de conférencier vedette, ce financier viendra partager les facteurs clés de ce bon coup et plusieurs autres réalisés par White Star Capital lors de la présentation de clôture de l’événement dédié à la transformation numérique. Il abordera d’ailleurs les secteurs technologiques qui sont dans la mire de sa société installée à Montréal, Toronto, New York, Paris, Londres, Tokyo et Hong Kong.

« L’intelligence artificielle, la santé numérique, les fintechs, les technologies de communication et de collaboration, ainsi que les technologies manufacturières figurent parmi les domaines que White Star Capital suit de très près », soulève Jean-François Marcoux. À ce propos, il cite notamment l’entreprise montréalaise Vention qui a développé une plateforme permettant de démocratiser l’automatisation manufacturière. « En pleine pandémie, nous avons réussi à réunir 40 M$ de capitaux pour cette PME québécoise qui peut fabriquer et livrer en trois jours des équipements d’automatisation sur mesure », indique-t-il.

 

Les secteurs traditionnels n’y échappent pas

« Ce sont d’abord les fusions et acquisitions qui ont permis à l’entreprise Groupe Deschênes de doubler ses revenus au cours des cinq dernières années », avoue François Deschênes, président et chef de la direction de Groupe Deschênes. « Ce sont toutefois les technologies qui vont nous permettre d’assurer de consolider notre croissance », soutient l’entrepreneur qui sera aussi conférencier vedette au Salon Connexion Les Affaires.

François Deschênes, président et chef de la direction de Groupe Deschênes (Photo: courtoisie)

Depuis 2015 l’entreprise introduit de nouveaux outils technologiques pour faciliter les échanges et le commerce de ses 12 unités d’affaires au Canada et dans l’ouest américain. Des solutions pour mieux gérer les catalogues et des logiciels pour optimiser les routes de livraison font partie, entre autres, des nouvelles applications mises de l’avant par le distributeur d’équipements en mécanique du bâtiment ainsi que d’aqueducs et d’égouts. Des secteurs, dit-il, considérés comme traditionnels. L’introduction d’un nouveau système ERP fait également partie de l’agenda de l’entreprise qui compte plus de 2700 employés, dont près de 800 au Québec, mentionne-t-il.

« Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de ces nouveaux outils, mais il est clair qu’ils seront indispensables pour le futur de l’entreprise », maintient François Deschênes.

 

Une programmation 100% virtuelle

Outre les hauts dirigeants de White Star Capital et de Groupe Deschênes, le Salon Connexion comptera parmi ses conférenciers vedettes François Gratton président de groupe Telus et chef de la direction Telus Québec, Gino Plevano, vice-président principal au Groupe CH et Magnus Tägström, responsable mondial de l’innovation numérique chez Alimentation Couche-Tard.

« La programmation inclura également plus d’une quarantaine de labs interactifs, une trentaine de conférences et près d’une cinquantaine d’exposants avec lesquels les participants pourront réseauter et prendre rendez-vous » indique Simon Fréchette, directeur événements et formation des Événements Les Affaires. Il tient à souligner que toutes les activités pourront également être visionnées en différé par les quelque 2500 participants inscrits au salon. 

 

 

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