É-U: la «guerre contre le terrorisme» rapporte aux géants du web

Publié le 10/09/2021 à 08:53

É-U: la «guerre contre le terrorisme» rapporte aux géants du web

Publié le 10/09/2021 à 08:53

Par AFP

Les contrats militaires passés par Microsoft ont été multipliés par presque six entre 2016 et 2018, bénéficiant notamment de la bienveillance de l'administration Trump. (Photo: 123RF)

Microsoft, Amazon, Google, Facebook et Twitter ont touché plus de 44 milliards de dollars américains grâce à des contrats passés avec le gouvernement américain dans le cadre de «la guerre contre le terrorisme» menée après les attentats du 11 septembre 2001, selon un rapport publié par un groupement d'associations militantes.

Le rapport, diffusé jeudi par trois mouvements d'activistes (Action Center on Race and the Economy, MPower Change et LittleSis), détaille comment plusieurs agences et ministères américains ont eu de plus en plus recours à ces mastodontes technologiques depuis plus de 15 ans.

«Entre 2004 et aujourd'hui, les géants de la Big Tech ont vu la demande fédérale pour leurs services grimper, notamment de la part du Pentagone et du département de la Sécurité intérieure», affirment les auteurs.

«Amazon et Microsoft se sont démarqués ces dernières années, Amazon multipliant par près de 5 et Microsoft par 8 le nombre de leurs contrats et de contrats de sous-traitance en 2019 par rapport à 2015», poursuivent-ils.

Les contrats militaires passés par Microsoft ont ainsi été multipliés par presque 6 entre 2016 et 2018, bénéficiant notamment de la bienveillance de l'administration Trump, précise le rapport.

Du côté d'Amazon, «86% des contrats et des contrats de sous-traitance avec le gouvernement depuis 2004 ont été passés avec des agences ayant un rôle central dans la guerre mondiale contre le terrorisme», assurent les auteurs. Google et, dans une moindre mesure, Twitter, sont aussi cités pour leurs liens avec la Défense.

Depuis 2004, le Pentagone a dépensé 43,8 milliards $US pour s'octroyer les services des géants américains de la tech, suivi par le département de la Sécurité intérieure (348 millions), le département d'État (258 millions), l'administration des services généraux (244 millions) et le département de la Justice (138 millions), détaille le rapport.

Les principales données ont été collectées grâce à Tech Inquiry, un site répertoriant les contrats passés par le gouvernement américain sur la base de données en libre accès. Les auteurs du rapport estiment toutefois que les chiffres sont inférieurs au montant total, de nombreux contrats n'étant pas rendus publics.

Un autre phénomène décrit par le rapport est celui du «tourniquet» grâce auquel de hauts responsables gouvernementaux font des allées et venues à des postes de direction au sein des entreprises de la Big Tech.

Le rapport cite ainsi Jared Cohen, ancien responsable du département d'État devenu dirigeant chez Google ou Steve Pandelides, ex-membre du FBI désormais responsable de la sécurité de la division d'informatique à distance d'Amazon (AWS).

Interrogées par l'AFP, les entreprises citées dans le rapport n'avaient pas réagi dans l'immédiat.

Sur le même sujet

Amazon affirme avoir une «tolérance zéro pour la corruption», sur fond de soupçons en Inde

20/09/2021 | AFP

Certains avocats de l'entreprise seraient soupçonnés de tentative de corruption. Une enquête a été lancée par Amazon.

Amazon veut embaucher 125 000 personnes aux États-Unis

14/09/2021 | AFP

Les postes à pourvoir sont des emplois à plein-temps ou à temps partiel dans les entrepôts ou le transport.

À la une

À surveiller: Shopify, Cargojet et Costco

Il y a 29 minutes | Jean Gagnon

Que faire avec les titres de Shopify, Cargojet et Costco? Voici quelques recommandations d’analystes.

Bourse: Wall Street ouvre en ordre dispersé, les taux montent

Mis à jour il y a 15 minutes | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de Toronto amorçait sa semaine dans le vert.

Facebook met sur pause le développement d'une version d'Instagram pour les enfants

Mis à jour il y a 53 minutes | AFP

L'entreprise souhaite prendre plus de temps pour travailler avec les parents, les experts et les décideurs politiques.