Une embellie grâce aux exportations

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Février 2015

Une embellie grâce aux exportations

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Février 2015

Ne comptez ni sur le gouvernement ni sur le consommateur

Plus que jamais, les exportations du Québec seront un catalyseur pour l'ensemble de l'économie du Québec, car les autres sources de croissance sont rares, soulignent les économistes que nous avons interviewés.

«Il ne faut pas compter sur le gouvernement du Québec, car le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, veut équilibrer le budget», insiste Luc Vallée, stratège en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne.

Le ministre est chanceux : la chute du prix du pétrole (à la fermeture des marchés le 23 février, le West Texas Intermediate avait perdu 51,8 % de sa valeur en un an à 48,55 $ US, selon Bloomberg) n'affectera pas les revenus de son gouvernement à court terme.

Selon le ministère des Finances à Ottawa, le gouvernement québécois recevra 9,5 milliards de dollars en paiements de péréquation en 2015, soit un niveau record. Malgré tout, si les prix du pétrole restent bas, cela pourrait influer à long terme sur les revenus du Québec dans les prochaines années.

Par exemple, cette année, la baisse du prix du pétrole devrait amputer de 4,5 G$ les revenus de l'Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador - trois provinces productrices - et de 4,3 G$ ceux du gouvernement fédéral, prévoit le Conference Board du Canada.

Les politiques d'austérité du gouvernement libéral n'ont rien non plus pour stimuler la croissance de l'économie québécoise. En Europe, ces politiques d'austérité ont plombé

l'économie de certains pays de la zone euro, au premier chef la Grèce. Même le Fonds monétaire international (FMI) a reconnu du bout des lèvres son erreur dans ce pays.

En 2010, quand le FMI, la Commission européenne et la Banque centrale européenne ont imposé à la Grèce une politique d'austérité pour financer sa dette publique, ils avaient prévu que l'économie grecque serait en récession en 2011, mais qu'elle renouerait avec la croissance en 2012. Pourtant, ce n'est qu'en 2014 que le pays a de nouveau enregistré une croissance de son PIB, avec un mince 0,6 %. Pis encore, l'économie grecque demeure aujourd'hui 30 % plus petite qu'elle ne l'était il y a six ans, montre une récente analyse de la Financière Banque Nationale.

Il ne faudra pas non plus compter sur les dépenses de consommation pour relancer l'économie. Le consommateur québécois est très endetté, c'est pourquoi il ne sera pas non plus une source de croissance, souligne Luc Vallée, de Valeurs mobilières Banque Laurentienne. «On ne peut pas compter sur lui, malgré la baisse du prix de l'essence.»

Ainsi, au lieu de dépenser, le consommateur pourrait par exemple décider de réduire un peu ses dettes ou d'épargner.

Facteur aggravant : la création d'emplois piétine et le taux de chômage tarde à reculer de façon significative, selon Desjardins. Ce qui mine la confiance des consommateurs.

Par ailleurs, les économistes souhaitent que les entreprises relancent leurs investissements. «On a un espoir, mais nous n'avons pas encore vu cela se matérialiser pour l'instant», dit Luc Vallée.

En 2014, les investissements du secteur privé non résidentiel (construction puis machinerie et équipements) ont reculé de 2,6 %, selon Statistique Canada.

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