Ceci est en train de tuer notre esprit d'entrepreneur

Publié le 29/03/2017 à 10:54

Ceci est en train de tuer notre esprit d'entrepreneur

Publié le 29/03/2017 à 10:54

Par Nicolas Duvernois

[123RF]

Chaque fois que je sors du Québec, ça me saute aux yeux. Comment se fait-il que nous soyons si en avance dans certains domaines et si en retard dans d’autres?

J’ai de plus en plus l’impression que nous avons presque abandonné certaines industries qui font partie de notre quotidien.

Comme je le dis souvent dans mes chroniques, le Québec est l’un des endroits les plus merveilleux au monde. Mais vivons-nous dans une société où il fait trop bon vivre? Sommes-nous dans une bulle si confortable qu’elle commence même à dicter notre esprit entrepreneurial?

Comment se fait-il que mon téléphone coupe sur le Mont-Royal ou dans le pont-tunnel Louis-Hyppolite-La Fontaine, mais que, 70 mètres sous la Manche, entre la France et le Royaume-Uni, dans un train se déplaçant à près de 300 km/h, ce soit possible de télécharger des dossiers sur mon ordinateur et de faire un appel?

Comment se fait-il que l’on puisse prendre l’avion de Paris à Londres (environ 475 km de distance) pour 160$ et pour faire Montréal-Québec, ça coûte bien souvent plus que le triple (pour une distance deux fois moins longue)?

Et que dire des sept heures qu’il faut pour se rendre à Toronto en train quand il en faut deux fois moins pour faire Paris-Marseille (pourtant 200 km de plus)?

Nous devons vraiment nous le demander: sommes-nous gâtés au point que l’on accepte trop souvent le statu quo?

Attention, le Québec, Montréal en particulier, est une vraie pépinière à idées. Que ce soit SmartHalo qui réinvente la conduite en vélo, GSOFT qui révolutionne notre manière de travailler ou OMsignal qui change notre manière de s’habiller, nous n’avons pas à être jaloux de qui que ce soit.

Cependant, j’ai l’impression que nous fermons les yeux sur ce que j’appelle l’entrepreneuriat de base. Loin d’être moins prestigieux, ce type d’entrepreneuriat innove pour faciliter concrètement notre quotidien.

Cette situation me fait penser à un ami chirurgien. Il est tellement spécialisé dans son domaine que, quand je l’appelle pour avoir un conseil sur une grippe qui ne part pas, il me répond d’aller voir un médecin généraliste, car il ne sait pas quoi me dire. Il peut reconstruire un genou et des ligaments, mais ne sait pas soigner une grippe!

Sommes-nous rendus là? Nous arriverons bientôt à envoyer des humains sur Mars, mais nous perdons notre réseau cellulaire dans les Laurentides!

Ce constat est similaire dans toutes les grandes villes que je visite. De New York à Paris, et de Londres à Tokyo, je réalise que nous sommes en train de devenir des entrepreneurs surspécialisés et nous nous éloignons tout doucement de l’entrepreneuriat de base.

C’est bien beau une montre intelligente à 800$, ou une voiture à l’allure et à la technologie d’une navette spatiale à 125000$, mais pour l’immense majorité de la planète, c’est tout simplement inaccessible.

Dans un futur prochain, nous serons obligés de retourner à la base.

Avec la croissance fulgurante de la population mondiale, la disparition de la classe moyenne, les flux migratoires de plus en plus complexes et nombreux et de multiples autres défis humains, je suis convaincu que nous allons avoir besoin de toute cette innovation pour revenir à la base de l’entrepreneuriat.

 


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