Télétravail: le succès de chez soi

Publié le 12/06/2018 à 15:18

Télétravail: le succès de chez soi

Publié le 12/06/2018 à 15:18

Par Romeo Mocafico

Lorsqu’elle rachète Nubik en 2015, une PME fonctionnant à 100% en télétravail, Katie Bussières n’adhère pas à cette méthode d’organisation. Elle envisage de restructurer la plateforme, et de rassembler la quarantaine d’employés dans des bureaux. Trois ans plus tard, tous les salariés travaillent encore de chez eux, et c’est devenu la plus grande fierté de l’entreprise.

Nubik propose des services de conseils et de solutions d’entreprises. Entièrement sans papier, ses employés sont repartis entre le Québec, l’Ontario et les États-Unis et travaillent exclusivement depuis chez eux. Un style d’organisation parfois décrié, mais qui, bien maîtrisé, peut amener à des résultats remarquables. 

Décentraliser pour attirer 

Nubik affiche depuis quelques années une activité record. Une croissance qui implique logiquement une vague d’embauche proportionnelle : en 3 ans, les rangs ont doublé, passant de 40 à 80 employés.

Lorsque vient le moment de citer les facteurs de croissance de son entreprise, la présidente-directrice générale Katie Bussières n’omet pas de mentionner le secteur d’activité prospère et dynamisme de sa compagnie. Mais pour elle, son succès repose surtout sur la possibilité qu’elle offre à ses salariés de travailler depuis leur domicile.

Ce qui était au départ une technique pour attirer les candidats, et se démarquer des autres grandes boîtes concurrentes, devient au fil des années la clef de son succès. Une stratégie de différenciation gagnante, aux yeux de la PDG, qui lui permet encore aujourd’hui d’attirer de plus en plus de monde dans ses bureaux numériques virtuels. 

L’art de bien s’entourer

«La technique, ça s’apprend avec de la formation, du coaching, du mentorat et avec l’expérience. Mais avoir la bonne personnalité, ça s’acquiert plus difficilement», explique-t-elle.

Tout le monde n’est pas taillé pour le poste. Travailler depuis son salon peut sembler chose aisée, mais Nubik connait parfaitement les enjeux inhérents à la tâche.

Si l’entreprise se porte si bien aujourd’hui, c’est certainement grâce à sélection attentive de ses nouvelles recrues. En privilégiant les profils autonomes, autodidactes et collaboratifs, la firme peut se vanter de pérenniser un modèle d’organisation que l’on retrouve rarement dans une PME de cette taille.

«Le modèle de salarié parfait, qui a présenté les résultats les plus positifs par le passé, possède la fibre de l’ambition. Ce sont des courageux», reprend la présidente. Il faut toutefois faire attention à canaliser cette ambition, et la mettre au service du succès de l’entreprise, nuance-t-elle : «Là, t’es gagnant !»

Car faire preuve d’un tempérament trop spontané ou trop orgueilleux risque de nuire à la machine ultra-huilée de l’entreprise. De la même manière, les gens conciliants à l’extrême ou trop introvertis, peuvent être des profils sensibles, plus sujets à l’isolement social.

Tout est dans la demi-mesure, et c’est là que la société se doit d’intervenir.

Partager ses intérêts 

Être sensible au bon fonctionnement des équipes. Encourager les ruptures entre travail et vie personnelle. Ne pas tomber dans le piège de la surveillance. Voici trois des piliers d’une bonne gestion RH en télétravail d’après Nubik.

En somme, les gestionnaires sont au service des employés, et non l’inverse: «tout doit être mis en place pour stimuler le leadership participatif», annonce Mme Bussières. Car il est vrai qu’il est d’autant plus important, dans une structure où l’on est physiquement détaché de ses employés, de s’assurer que ceux-ci sont dévoués à leur travail.

Le secret, si toutefois c’en est un, est de faire en sorte que les intérêts de l’entreprise s’entremêlent avec ceux de l’employé. Le succès individuel de chacun devient le succès de l’entreprise.

Une stratégie que font miroiter bon nombre d’entreprises, aussi loin soient-elles du stade d’offrir la possibilité de travailler de chez soi. Chez Nubik en tout cas, ça semble fonctionner.

 

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