Surmesur tisse sa toile aux États-Unis

Publié le 13/04/2017 à 14:02

Surmesur tisse sa toile aux États-Unis

Publié le 13/04/2017 à 14:02

[courtoisie]

PME DE LA SEMAINE. Des vêtements pour homme sur mesure: c’est le pari de la PME Surmesur. Après avoir démarré dans les sous-sols de la maison familiale à Québec, la marque vient d’ouvrir une sixième boutique au Canada et vise désormais le marché américain.

Avec 72 salariés au Canada (dont 48 au Québec, et 9 aux États-Unis), 6 boutiques et un choix de 5 000 tissus, cols, boutons, types de manches et autres, Surmesur a su s’imposer dans le paysage très concurrentiel du prêt-à-porter pour homme.

«Et dire que nous ne savions même pas coudre un bouton», lance Vincent Thériault, cofondateur, aux côtés de son frère François.

L’aventure a commencé en 2010, dans les sous-sols de la maison familiale. «Nous avions fait des études en administration. Étant aussi anciens joueurs de basket de haut niveau, c’est en voyageant à travers le monde que nous avons eu cette idée».

Après l’ouverture d’une première boutique à Québec, le duo a rapidement étendu son concept au centre-ville de Montréal, puis à Toronto, Ottawa et Laval. Avec toujours l’objectif de s’implanter, non pas dans les centres commerciaux, mais dans les centres-ville.

«Nous avons fait le choix d’être un lieu de destination», résume Vincent Thériault, qui glisse que la marque ne pouvait pas non plus se permettre de payer un bail au sein d’un grand centre commercial.

«Nous avons aussi développé des espaces de 100 à 200 m2 au sein des merceries indépendantes à Sherbrooke, Rimouski, et bientôt Chicoutimi et London en Ontario», ajoute-t-il.

Une sixième boutique

Alors qu’il enregistre un chiffre d’affaires en croissance de 20 % à 30 % chaque année, Surmesur vient d’ouvrir un sixième magasin dans la grande région de Toronto (à Mississauga), et s’apprête à se déployer sur le marché américain où elle possède déjà deux boutiques: à Pittsburgh et Chicago.

«Nous voulons devenir d’ici trois ans la référence nord-américaine dans le domaine. Pour cela, il faudra nous concentrer sur le marché nord-américain», estime le fondateur.

Après avoir complété la rénovation de sa boutique de Montréal - qui a doublé de superficie - Surmesur est en train d’évaluer différentes options, comme le franchisage qui lui permettrait un déploiement plus rapide.

«Chaque boutique représente une enveloppe de 300 000$ à 400 000$ et l’embauche de 5 a 10 temps pleins».

Jusqu’ici financée grâce à du «love money», une bourse de 50 000 $ de la Jeune Chambre de commerce de Québec et des investissements en fonds propres, Sumesur a bénéficié de l’aide d’un investisseur silencieux pour conquérir le marché américain. «Nous n’avons pas eu la chance d’avoir une banque qui nous soutienne».

Utiliser les nouvelles technologies

Pour se différencier, la PME joue sur plusieurs axes: offrir des produits de qualité, des services haut de gamme (café offert, cabines spacieuses) ainsi que des économies de coût grâce à la standardisation de certains procédés.

Au lieu de faire de la publicité, la jeune entreprise a misé sur l’innovation: «créer nos propres technologies fait partie de notre ADN. L’idée est de s’inspirer des processus très informatisés de certains groupes comme Wal-Mart ou Amazon», affirme Vincent Thériault, sans pour autant préciser le montant des investissements requis. Surmesur dispose désormais d’un outil informatisé permettant à ses clients de personnaliser leurs vêtements et de se représenter visuellement le produit final. 

Après avoir utilisé un temps un scanneur pour prendre les mensurations sur place, la marque est repassée à la mesure manuelle au galon pour plus de précision. Un nouveau projet est cependant en cours sur cette question, «sur lequel il ne manque plus que la partie hardware», glisse le fondateur.

[François et Vincent Thériault]

Une fabrication à échelle mondiale

Surmesur travaille avec une douzaine de maisons de tissus partout à travers le monde: Italie, Angleterre, Chine, Inde, Thaïlande… L’assemblage des tissus est réalisé en Chine, «car on n’est pas capables d’avoir un produit canadien pour un prix comparable», rappelle Vincent Thériault.

Une contrainte qui implique également une gestion des stocks rigoureuse, avec un délai moyen de 4 à 6 semaines pour une livraison, contre un délai rapide de 2 à 3 semaines sur une sélection de 500 tissus.

«Pour cela, nous avons établi depuis un an et demi un bureau de deux personnes en Chine chargé de la logistique, afin de faciliter les commandes, avec un service 24h/24», précise-t-il.

Surmesur en quelques chiffres

Année de création: 2010

Chiffre d’affaires annuel: confidentiel (croissance de 20 à 30 % annuelle)

Marchés desservis: Canada, États-Unis

Emplacement du siège social: Québec

Objectif pour l’année à venir: affiner sa stratégie pour un déploiement aux États-Unis.

 


image

Marketing personnalisé

Mercredi 05 février


image

Forum Contrats publics

Mardi 11 février


image

Expérience

Jeudi 20 février


image

DevOps - Québec

Mercredi 26 février


image

Usine 4.0 – Québec

Mercredi 18 mars


image

Expérience citoyen

Mercredi 01 avril


image

Objectif Nord

Mardi 07 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 22 avril


image

CONNEXION

Jeudi 07 mai


image

Gestion agile

Mercredi 27 mai

À la une

Zoom sur le monde, nouveau rendez-vous dans Les Affaires

Retrouvez votre rendez-vous géopolitique du samedi matin dans le journal papier:

Pris au piège? La nouvelle formule de Les Affaires

BALADO. Marine Thomas et Charles Desgroseilliers reviennent sur les décisions qui ont mené à cette nouvelle formule.

Nouvelle année, nouvelle formule

Édition du 22 Janvier 2020 | Marine Thomas

BILLET. Nous commençons 2020 sous le signe de la nouveauté, puisque le journal sort désormais 14 fois par année.