RCGT fait le saut en intelligence artificielle

Publié le 23/11/2017 à 14:04

RCGT fait le saut en intelligence artificielle

Publié le 23/11/2017 à 14:04

Par Denis Lalonde

(Photo: 123rf.com)

Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) a récemment mis en place une équipe dédiée au développement de l'intelligence artificielle à travers ses services.

La société dit avoir pris ce virage pour se joindre à la tendance de «l'entreprise 4.0» ou de l'entreprise intelligente, qui automatise de plus en plus de tâches répétitives et permet l'utilisation d'analyses de données de plus en plus complexes grâce à l'interconnexion des machines.

«Nos clients ont une multitude de données à gérer. L'ajout de notre équipe en intelligence artificielle va nous donner un nouveau coffre à outils pour offrir de nouveaux services et aider nos clients dans leur croissance», explique Nicolas Plante, associé, stratégie et performance chez RCGT.

M. Plante précise que pour la vaste majorité des PME québécoises, l'implantation d'une équipe dédiée à l'intelligence artificielle (IA) en interne est impossible, surtout en raison des coûts qui y sont rattachés. «Notre vision est de démocratiser l'IA et l'analyse de données pour combler des besoins réels chez nos clients», dit-il. 

RCGT pourrait implanter de l'IA dans ses services d'audit, de fiscalité, de conseils financiers et de conseils en gestion. «Il pourrait s'agir de modélisation, d'analyse de la clientèle, de positionnement dans un marché, de révision des processus ou de stratégie. Quand on accompagne nos clients, on tombe souvent sur des données avec lesquelles ils ne savent pas trop quoi faire. C'est là que nous voulons intervenir», ajoute-t-il. 

Nicolas Plante explique que RCGT pourrait aussi, par exemple, implanter un algorithme qui servirait à éliminer les défauts de fabrications dans une PME qui conçoit des pièces pour l'industrie de l'aéronautique. Il raconte que les pièces peuvent être rejetées par les clients si elles ont un micron (un millième de millimètre) d'écart par rapport à la dimension qui est demandée. 

«Comment on peut les aider via différentes techniques avec des capteurs et des caméras, pour s'assurer que tous les défauts sont détectés à l'usine et non chez le client. C'est le genre d'application qui peut être possible», dit-il.

Son collègue Alexandre Nguyen, directeur en intelligence artificielle et scientifique de données dans le domaine des réseaux neuronaux, parle également d'un projet-pilote avec une entreprise de l'industrie du transport de passagers dont il ne peut révéler l'identité. «Ils veulent qu'on intègre nos techniques d'apprentissage automatique à leurs données pour mieux comprendre les comportements et les déplacements de leur clientèle», ajoute-t-il. 

Les premiers membres de l'équipe en intelligence artificielle de RCGT ont été embauchés en mai. Le groupe compte actuellement 4 personnes et souhaite grossir ses effectifs à une quinzaine d'employés d'ici 12 à 24 mois.

Les deux collègues soulignent que RCGT ne veut pas se lancer dans de grands projets de recherche hyper avancés, mais bien se concentrer sur des travaux qui permettront à leur clientèle de bénéficier d'outils actuellement disponibles.

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