Osedea: l'innovation RH comme marque de commerce

Publié le 27/09/2018 à 14:46

Osedea: l'innovation RH comme marque de commerce

Publié le 27/09/2018 à 14:46

(Photo: courtoisie)

PME DE LA SEMAINE. En sept ans, Osedea a réussi à se tailler une place dans la cour des grands. Aujourd’hui, la firme montréalaise développe des solutions numériques pour des joueurs comme Sobeys, ArcelorMittal ou le Musée des beaux-arts de Montréal.

Si l’entreprise innove au point de vue technologique, elle est toujours à l’affût de nouveautés pour améliorer le bien-être de ses employés. Une recette qui lui a permis de se tailler une place dans un marché ultra-concurrentiel.

Vous ne devez pas vous étonner si vous ne réussissez pas à joindre l’équipe d’Osedea les après-midis. En effet, du lundi au jeudi, entre 13h30 et 15h, c’est période silencieuse au boulot. Bien sûr, le téléphone est ouvert pour les urgences, mais les employés sont invités à éviter de déranger les autres. Pendant cette période, pas de courriels ou de mots envoyés par la messagerie utilisée à l’interne. Même les clients sont avisés que les courriels sont fermés pendant ce laps de temps.

Une façon d’offrir un moment de calme aux travailleurs, tout en réduisant leur stress, affirme Martin Coulombe, président et fondateur de la firme montréalaise. «C’est un concept inspiré des pilotes d’avion qui doivent se concentrer uniquement sur leurs tâches quand ils se trouvent à moins de 10 000 pieds, lors du décollage et de l’atterrissage. Il a été prouvé que le fait d’éliminer les distractions diminue également les risques d’erreurs », indique-t-il. Une mesure aussi appliquée dans certains hôpitaux, où les employés revêtent une veste orange quand ils ne doivent pas être perturbés, parce qu’ils comptent les médicaments par exemple.

Une idée qui se concrétise bien dans un bureau à aire ouverte, où la concentration est requise pour aligner les lignes de codes et développer des solutions sur mesure pour les clients. «Si on se fait déranger, cela peut prendre 15 minutes pour se replonger», explique le président. S’il se demandait comment cette nouveauté allait être perçue par ces employés, peu habitués aux contraintes, un sondage à l’interne a permis de mesurer que 72% de l’équipe a apprécié l’expérience et que 83% des participants ont vu leur productivité augmenter grâce à cette période de silence.

Si l’équipe travaille avec différentes technologies, sur des projets autant grand public que pour gérer des processus industriels, l’entreprise mise sur la créativité de ses troupes pour réussir à se démarquer. Ainsi, elle ne lésine pas les efforts pour améliorer le bien-être et le bonheur de ses employés, qui ont en moyenne 29 ans. Voyages d’équipe dans des endroits comme la Jamaïque ou le Portugal, repas au resto payés par la société le vendredi, discussions menées autour de questions anonymes posées au patron, régime de participation différée, activités comme yoga ou escalade, ou encore le programme «Rêve devenu réalité», qui permet aux employés ayant deux ans de service ou plus d’obtenir, une fois chaque cinq ans, 5 000$ et six semaines de congé sont au menu.

Le tout est d’ailleurs mesuré avec l’application Officevibe. «Il y a la conciliation entre la vie personnelle et professionnelle et l’harmonie entre ces deux sphères», explique Martin Coulombe.

Dans la même veine, Osedea s’apprête à lancer un projet-pilote pour que ses troupes puissent bénéficier de la semaine de quatre jours. Mais, plutôt que d’offrir un horaire concentré ou de couper dans les salaires, la compagnie prévoit alterner. Ainsi, l’employé aura une journée de congé une semaine pour deux. «Au lieu de coûter 20% en masse salariale, ça revient à 10%, ce qui aura un plus petit impact sur nos finances.» Une formule adaptée à la réalité de cette entreprise de services, selon Martin Coulombe.

Car il ne faut pas se le cacher, dans un milieu hautement compétitif comme celui des nouvelles technologies, attirer et retenir ses employés constitue le nerf de la guerre. Surtout pour une entreprise comme Osedea qui a enregistré 33 % de croissance depuis le début de l’année. Et qui a embauché douze de ses 26 employés au cours des derniers mois. Sans compter que la compagnie prévoit ouvrir un bureau à l’étranger en 2019. «La main-d’œuvre, c’est l’un de nos plus gros défis. Nous avons même de la misère à fournir toute la demande que nous recevons en matière de projets», estime Martin Coulombe.

Le président mise donc sur l’engagement pour poursuivre sur la voie de la croissance.

Osedea en quelques chiffres

Nombre d’employés:  26

Année de création: 2011

Marchés desservis: Canada, États-Unis et France

Emplacement du siège social: Montréal

Objectif pour l’année prochaine: Ouvrir un bureau à l'étranger

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