Malimousse veut conquérir l'Ontario, une mayonnaise à la fois

Publié le 03/11/2017 à 15:34

Malimousse veut conquérir l'Ontario, une mayonnaise à la fois

Publié le 03/11/2017 à 15:34

Hugo et Jacques Magnan. (Photo: courtoisie)

PME DE LA SEMAINE. Fondée en 1989 dans une poissonnerie de Sainte-Foy, Cuisine Malimousse souhaite aujourd’hui conquérir l’Ontario avec ses mayonnaises épicées.

Surtout connue pour ses mousses de fruits de mer, cette entreprise familiale déjà florissante a pris un autre envol quand Hugo Magnan s’est joint à son père Jacques pour apprendre les ficelles du métier.

Celui qui rêvait d’ouvrir un café n’est finalement jamais reparti. «Mon père m’a fait une belle place et m’a laissé libre avec l’implantation et la création», se souvient Hugo Magnan.

Ces deux passionnés de gastronomie ont peu à peu fait croitre Malimousse en stimulant les ventes, leur permettant ainsi de déménager dans une usine plus moderne à St-Augustin-de-Desmaures.

Et le duo père-fils n’était pas à court d’idées pour poursuivre son expansion. «Nous avons réalisé que nous devenions maitres dans les émulsions, tout simplement parce que c’est la base de nos mousses, explique Hugo Magnan. Nous y avons vu l’opportunité de diversifier nos marchés.»

Portée par un nouvel élan, Malimousse s’est rapidement tournée vers le marché de la restauration, nouant des partenariats avec plusieurs franchises, dont Chez Victor.

«Nous standardisons leurs recettes, explique Hugo Magnan, qui a repris la barre de l’entreprise en 2009. Mais nous pouvons également en créer de nouvelles, ce qui offre un large éventail de possibilités.»

Conscient du potentiel des vinaigrettes, des sauces et autres mayonnaises, il décide de passer à la vitesse supérieure en injectant 1,5 million de dollars dans Malimousse, créant par la même occasion MAG, sa petite sœur entièrement dédiée aux émulsions.

Si cet investissement a permis de doubler la superficie de fabrication et de se doter d’équipements à la fine pointe, Hugo Magnan en a également profité pour agrandir son équipe, qui compte aujourd’hui une trentaine d’employés et un service de recherche et développement.

L’entreprise détient aussi une certification entourant la salubrité des aliments, essentielle pour pouvoir solliciter de nouvelles chaines de restaurants. «Nous maitrisons maintenant beaucoup d’étapes», se félicite Hugo Magnan.

Malimousse a d’ailleurs signé une nouvelle collaboration avec le très prisé restaurant montréalais Joe Beef, pour lequel il fabrique quatre nouvelles mayonnaises destinées à la vente au détail.

S'exporter hors du Québec

Malimousse a doublé son chiffre d’affaires depuis 2014 et se prépare maintenant à se tailler une place en Ontario avec MAG.

L’entreprise peut d’ailleurs compter sur le programme Passeport PME qui, pendant 18 mois, l’accompagnera dans son développement hors du Québec.

«L’équipe de Québec International nous apporte une aide précieuse, reconnait Hugo Magnan. Cela nous permet de bien établir nos priorités et de nous assurer que nous avons pensé à tout.»

Si Malimousse espère conquérir le reste du Canada avec ses émulsions, elle met autant d’énergie dans sa gamme de mousse de fruits de mer en développant de nouvelles recettes et en restant à l’affût des tendances.

«Des trois mousses élaborées par mon père et son cuisinier, nous sommes passés à plus de 100 produits, dit Hugo Magnan. Nous avons un grand potentiel avec nos émulsions, mais nos mousses de fruits de mer sont l’âme de notre entreprise.»

Cuisine Malimousse en quelques chiffres

Nombre d’employés : 30

Année de création : 1989

Siège social : St-Augustin- de-Desmaures

Chiffre d’affaires (2016) : 4 M$

Marchés desservis : Québec, bientôt l'Ontario

Objectif : 10 M$ de chiffre d’affaires d’ici 8 ans


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