Les PME peuvent jouer un rôle dans la lutte aux changements climatiques

Publié le 08/11/2021 à 10:43

Les PME peuvent jouer un rôle dans la lutte aux changements climatiques

Publié le 08/11/2021 à 10:43

Par La Presse Canadienne

L’intervention auprès des PME devra entre autres traiter d’efficacité énergétique, de l’utilisation de l’énergie renouvelable et de l’économie circulaire. (Photo: La Presse Canadienne)

Les millions de petites et moyennes entreprises de la planète peuvent aider à combattre les changements climatiques, mais elles ont besoin d’un coup de pouce pour le faire, démontrent trois enquêtes réalisées notamment en collaboration avec le Centre de recherches pour le développement international du Canada.

On devra entre autres leur fournir le financement, la technologie et les connaissances dont elles ont besoin pour faire leur part, a-t-on précisé lundi, au début de la deuxième et dernière semaine de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26), à Glasgow, en Écosse.

On calcule par exemple que les PME représentent 90% de toutes les entreprises de la région Asie-Pacifique ; qu’elles génèrent plus de la moitié du PIB de la région ; et qu’elles sont responsables de deux emplois sur trois dans le secteur privé.

Mais on estime aussi que la région génère la moitié des émissions de gaz à effet de serre de la planète — on y retrouve six des dix principaux pays pollueurs du monde — alors qu’elle compte parmi les plus vulnérables aux effets dévastateurs du réchauffement planétaire.

«Le redémarrage requis pour une décarbonisation et une action climatique dans la région Asie-Pacifique devra donc accorder une place de premier choix aux PME», a dit Kaveh Sahedi, le secrétaire général de la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique, une agence des Nations unies.

Il faudra tout d’abord éduquer les millions de PME de la région non seulement en ce qui concerne l’importance de l’action climatique, a-t-il indiqué, mais aussi au sujet des bienfaits et des coûts d’une telle action.

L’intervention auprès des PME devra entre autres traiter d’efficacité énergétique, de l’utilisation de l’énergie renouvelable et de l’économie circulaire, afin de démontrer aux petits et moyens entrepreneurs de la région — qui souvent ne disposent pas des connaissances nécessaires dans ce domaine — qu’ils peuvent réduire leur impact sur le climat en même temps qu’ils améliorent la santé financière de leur entreprise.

«On doit toutefois reconnaître que le virage au vert entraîne des coûts que plusieurs PME ne peuvent se permettre (…) et elles auront besoin d’un accès au crédit pour procéder à la transition nécessaire», a souligné M. Sahedi.

La pandémie de coronavirus a dévasté le secteur des PME, a-t-il rappelé, et des centaines de milliers d’entreprises n’ont pas survécu à la crise. Le redémarrage qu’on observe offre une occasion intéressante de donner aux PME qui verront le jour la chance d’adopter dès le départ des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

La Banque asiatique de développement calcule que la région Asie-Pacifique pourrait perdre jusqu’à 11% de son PIB d’ici 2100, en fonction des scénarios climatiques actuels.

 

Afrique et Moyen-Orient

Les PME génèrent jusqu’à 40% des emplois au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et jusqu’à 80% des emplois dans l’est et le sud de l’Afrique, des régions qui sont très vulnérables à l’impact des changements climatiques, entre autres en ce qui concerne l’accès à l’eau.

En Afrique, la majorité des PME œuvrent dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage du bétail. Plus de 90% des participants à une enquête ont indiqué constater un impact des changements climatiques sur leur entreprise, entre autres une disponibilité réduite de l’eau, une diminution du rendement de leurs récoltes et des changements aux saisons des récoltes.

Les enquêtes menées dans la région Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique démontrent que les PME sont très intéressées à participer à la lutte contre les changements climatiques, mais qu’elles ont besoin des outils pour le faire, comme un accès aux connaissances ou au financement requis.

«Rendre les entreprises, les procédés et les produits plus résilients compte définitivement parmi les principaux défis identifiés», a dit Supriya Dharkar, qui a participé à l’enquête du Moyen-Orient.

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