Les entreprises en mode croissance

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Septembre 2021

Les entreprises en mode croissance

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Édition du 22 Septembre 2021

Par Pierre Cléroux

 

Les entreprises québécoises se portent bien. Malgré un an et demi de crise sanitaire et les difficultés que vivent encore certains secteurs d’activité comme la restauration, le divertissement et le tourisme, elles sont aujourd’hui pour la plupart en bonne santé financière et en mode croissance.
À preuve : 78 % des PME québécoises sont rentables, indique un sondage sur l’état de la situation réalisé par la Banque de développement du Canada (BDC) en septembre dernier. Un fort pourcentage (46 %) d’entre elles affirment même être rentables sans y voir aucun problème à l’horizon, comparativement à 33 % dans l’ensemble du Canada. Par ailleurs, les 32 % restants se disent rentables, mais luttent pour le rester à cause de la COVID-19 (20 %) ou en raison d’autres facteurs (12 %).
 
Les entreprises en sont donc arrivées au point de bascule. Après avoir été confrontées à une forte chute de la demande pour leurs produits et services au début de la pandémie, elles profitent désormais d’une demande qui s’est considérablement accrue à la faveur de l’augmentation du revenu disponible et de la richesse des consommateurs, jumelée à la fin progressive des périodes de confinement et de certaines mesures sanitaires.
Les projets de croissance et d’expansion du marché sont d’ailleurs la principale priorité des deux tiers (66 %) des dirigeants québécois, comparativement à 50 % en juin dernier, révèle encore le sondage. Ces données sont encourageantes et montrent avec évidence le changement d’esprit et de cap dans la tête des dirigeants qui, à mesure que la pandémie s’estompe et que l’économie reprend du poil de la bête, se retrouvent davantage à gérer la croissance plutôt que la crise dans laquelle ils étaient plongés.
Autre bonne nouvelle : malgré la hausse de leur endettement, il ne s’agit pas d’un problème majeur pour la poursuite de leurs activités alors que seulement 15 % des entreprises affirment ne pas avoir la capacité de s’endetter davantage pour continuer d’aller de l’avant.
Quelques embûches
Les PME québécoises doivent néanmoins faire face à certaines embûches. La pénurie de main-d’œuvre vient évidemment en tête de liste des défis auxquels elles sont confrontées. L’augmentation des coûts liés au fait de faire des affaires et les défis liés à la chaîne d’approvisionnement sont aussi des obstacles externes.
La pression à la hausse sur les salaires, afin de faciliter le recrutement et la rétention d’employés, combinée à des coûts des matières premières et de transport plus élevés, a d’ailleurs forcé une majorité d’entreprises (60 %) à augmenter également les prix de leurs produits et services (ou devoir le faire) de plus de 10 %. Or, en juin 2020, seulement 19 % des dirigeants se sont prêtés à cet exercice ou l’envisageaient.
Cette augmentation des prix ne devrait toutefois pas avoir d’incidence sur la demande de la part des consommateurs et, par conséquent, sur les ventes des entreprises. La capacité de payer des ménages demeure forte, grâce à l’augmentation de leur revenu disponible et de leur richesse ces derniers mois, et on s’attend ainsi à ce que ces derniers soient les moteurs de la croissance économique. Cette hausse des prix, cependant, pourrait avoir des répercussions sur l’inflation qui semblait jusqu’à tout récemment être un phénomène temporaire. À suivre !

SIGNAUX FORTS. Les entreprises québécoises se portent bien. Malgré un an et demi de crise sanitaire et les difficultés que vivent encore certains secteurs d’activité comme la restauration, le divertissement et le tourisme, elles sont aujourd’hui pour la plupart en bonne santé financière et en mode croissance.

À preuve : 78 % des PME québécoises sont rentables, indique un sondage sur l’état de la situation réalisé par la Banque de développement du Canada (BDC) en septembre dernier. Un fort pourcentage (46 %) d’entre elles affirment même être rentables sans y voir aucun problème à l’horizon, comparativement à 33 % dans l’ensemble du Canada. Par ailleurs, les 32 % restants se disent rentables, mais luttent pour le rester à cause de la COVID-19 (20 %) ou en raison d’autres facteurs (12 %). 

Les entreprises en sont donc arrivées au point de bascule. Après avoir été confrontées à une forte chute de la demande pour leurs produits et services au début de la pandémie, elles profitent désormais d’une demande qui s’est considérablement accrue à la faveur de l’augmentation du revenu disponible et de la richesse des consommateurs, jumelée à la fin progressive des périodes de confinement et de certaines mesures sanitaires.

Les projets de croissance et d’expansion du marché sont d’ailleurs la principale priorité des deux tiers (66 %) des dirigeants québécois, comparativement à 50 % en juin dernier, révèle encore le sondage. Ces données sont encourageantes et montrent avec évidence le changement d’esprit et de cap dans la tête des dirigeants qui, à mesure que la pandémie s’estompe et que l’économie reprend du poil de la bête, se retrouvent davantage à gérer la croissance plutôt que la crise dans laquelle ils étaient plongés.

Autre bonne nouvelle : malgré la hausse de leur endettement, il ne s’agit pas d’un problème majeur pour la poursuite de leurs activités alors que seulement 15 % des entreprises affirment ne pas avoir la capacité de s’endetter davantage pour continuer d’aller de l’avant.

 

Quelques embûches

Les PME québécoises doivent néanmoins faire face à certaines embûches. La pénurie de main-d’œuvre vient évidemment en tête de liste des défis auxquels elles sont confrontées. L’augmentation des coûts liés au fait de faire des affaires et les défis liés à la chaîne d’approvisionnement sont aussi des obstacles externes.

La pression à la hausse sur les salaires, afin de faciliter le recrutement et la rétention d’employés, combinée à des coûts des matières premières et de transport plus élevés, a d’ailleurs forcé une majorité d’entreprises (60 %) à augmenter également les prix de leurs produits et services (ou devoir le faire) de plus de 10 %. Or, en juin 2020, seulement 19 % des dirigeants se sont prêtés à cet exercice ou l’envisageaient.

Cette augmentation des prix ne devrait toutefois pas avoir d’incidence sur la demande de la part des consommateurs et, par conséquent, sur les ventes des entreprises. La capacité de payer des ménages demeure forte, grâce à l’augmentation de leur revenu disponible et de leur richesse ces derniers mois, et on s’attend ainsi à ce que ces derniers soient les moteurs de la croissance économique. Cette hausse des prix, cependant, pourrait avoir des répercussions sur l’inflation qui semblait jusqu’à tout récemment être un phénomène temporaire. À suivre !

 

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