Les Aliments Roma: 65 ans et toujours innovante

Publié le 19/04/2018 à 16:38

Les Aliments Roma: 65 ans et toujours innovante

Publié le 19/04/2018 à 16:38

Alissa Ramacieri, ‎responsable aux ventes chez Les Aliments Roma et petite-fille du fondateur de l'entreprise, Pasquale Ramacieri Sr. (Photo: courtoisie)

PME DE LA SEMAINE. Depuis sa création en 1953, le fabricant de charcuteries italiennes Les Aliments Roma continue d’innover et de gagner des parts de marché. Depuis son lancement à travers le pays, l’entreprise québécoise dit être devenue la marque numéro 1 du pepperoni au Canada.

Trois générations plus tard, l’entreprise créée par Pasquale Ramacieri Sr continue d’innover. Avec 175 employés et 33 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2017 (contre 27 millions l’année précédente), la PME familiale lancée avec l’objectif de faire découvrir le goût de l’Italie à travers ses gammes de charcuteries produites au Québec ne s’endort pas sur ses lauriers. Elle vient de relever un nouveau défi, en lançant ses produits sur le marché canadien l’an dernier.

Ses produits sont désormais disponibles auprès de 6000 détaillants, et notamment chez Loblaw et Walmart à l’extérieur du Québec. Un an plus tard, ses pepperonis sont devenus numéro 1 au pays. «Notre principal marché demeure pour l’instant le Québec (85%), suivi du reste du Canada (15%), à commencer par l’Ontario», illustre Alissa Ramacieri, ‎responsable aux ventes des Aliments Roma. Pour l’instant, seuls quatre produits (deux charcuteries et deux pepperonis) sont distribués à l’extérieur de la province. «Nous réalisons chaque trimestre une présentation de nos produits aux distributeurs. Nous espérons qu’ils seront suivis par d’autres».

Une histoire de tradition

C’est en s’associant avec «Luigi», un fabricant de charcuterie italien, que le grand-père d’Alissa a su créer une alliance gagnante. «Ils ont commencé dans le garage de Luigi à produire des pepperonis et de la mortadelle, avec leurs propres recettes». Après son incorporation en 1953, la compagnie a déménagé dans les locaux de Ville-Saint-Laurent, où elle loge toujours. «En 1983, Luigi a voulu repartir en Italie et a vendu ses parts, mais les recettes sont restées inchangées.

Que cela prenne neuf ou douze mois pour concevoir un produit, nous tenons à nos méthodes», souligne Alissa Ramacieri. Au total, la compagnie a développé plus d’une vingtaine de charcuteries italiennes, une dizaine de pepperonis et le même nombre de saucisses. «Nous avons songé à ajouter des produits complémentaires comme le fromage, mais nous aurions eu besoin pour cela d’une autre usine pour éviter les contaminations croisées. Ce n’est donc pas dans les plans pour l’instant».

Faire face à la concurrence

Car la priorité de la PME est tournée vers la consolidation de ses parts de marché, qui atteignent 16% au Québec et 6,5% au Canada. «Nous sommes les derniers fabricants de charcuterie italienne indépendants. Nos concurrents ont tous été rachetés au cours des cinq dernières années par de grandes entreprises». Ses compétiteurs proviennent également d’Italie, avec des importations qui ont déjà bondi avec l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne.

Avec une fabrication plus coûteuse que sa concurrence, les Aliments Roma tentent de se démarquer en jouant sur la qualité: la société achète notamment certaines de ses machines comme les hachoirs en Italie, où elle effectue aussi une partie de sa R&D, tandis que ses matières premières viennent du Québec, notamment du groupe Agromex (Montérégie). Elle peut compter sur une consommation de la charcuterie italienne en hausse au Québec (+10% l’an dernier) et au pays (+9%), soutenue par une accélération de la croissance démographique. «Notre cible serait de continuer à croître de 5% par an», affiche Alissa Ramacieri.

Les Aliments Roma en quelques chiffres

Année de création: 1953

Chiffre d’affaires annuel: 33 millions de dollars

Marchés desservis: Canada

Emplacement du siège social: Montréal

Objectif pour l’année à venir: Poursuivre le déploiement de ses produits à l’échelle du Canada et continuer de gagner des parts de marché tout en demeurant un fabricant indépendant.

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